26 février 2019
Projet de centre de production de cannabis à Sorel-Tracy
Des citoyens s’inquiètent de la reconversion de l’ancienne prison
Par: Julie Lambert

Les citoyens du secteur près de l'ancienne prison de Sorel-Tracy ont hâte de rencontrer et de poser des questions au promoteur du centre de production et de transformation de cannabis. Photo Depositphotos.com

Plusieurs citoyens ont été très surpris, la semaine dernière, de recevoir une invitation pour une soirée d’information dans le cadre d’un projet d’implantation d’un centre de production et de transformation du cannabis dans l’ancienne prison de Sorel-Tracy. Ils sont inquiets des impacts qu’un tel projet pourrait avoir sur leur qualité de vie.

À lire aussi l’entrevue avec le promoteur : – Culture de cannabis dans l’ancienne prison : Rolland-Pierre B. Chalifoux consulte la population

Les citoyens du secteur ont reçu une lettre d’invitation à cette soirée le 20 février dernier. Dans celle-ci, ils sont conviés à la salle Richelieu de l’Hôtel de la Rive, le 26 février à 18 h 30, afin d’assister à une présentation du projet offerte par son promoteur, Rolland-Pierre B. Chalifoux.

Un résident de la rue Picard s’inquiète de voir, depuis quelques mois, les projets d’installation d’usine en tout genre dans les quartiers résidentiels de la municipalité. Il sera présent, comme plusieurs de ses voisins, à la réunion pour poser des questions sur le projet.

« La Ville de Sorel-Tracy autorise l’installation d’usines un peu partout. Par exemple, l’usine Babybel est en arrière des résidences du boulevard Fiset et maintenant, l’usine à pot pourrait être près d’un quartier résidentiel. Ça fait longtemps que j’entends parler de ça et des travailleurs sont venus dans la prison il y a quelques semaines », dénonce-t-il sous le couvert de l’anonymat.

La résidente de la rue Bibeau, Johanne Généreux, n’a pas vu le projet d’un mauvais œil sur le coup puisqu’elle trouvait que cela allait apporter la création de nouveaux emplois dans la région. Néanmoins, après des recherches sur le sujet, elle a changé d’avis.

« Nous sommes plusieurs à nous poser des questions sur ma rue. Je m’inquiétais surtout des odeurs dont on parle aux alentours des résidences, qui ressemblent à la senteur d’une moufette. Je suis asthmatique et quand il y a des moufettes, je suis obligée de prendre mes pompes. J’ai une garderie subventionnée en milieu familial et nous sommes toujours dehors. Je me demande si cela va nous empêcher de sortir. Si jamais cela m’occasionne des problèmes, allant jusqu’à m’obliger à vendre ma maison, je me demande bien comment je pourrais réussir à la vendre avec ce type d’usine à proximité », se questionne Johanne Généreux, en ajoutant qu’elle posera des questions au promoteur lors de la réunion.

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