2 novembre 2016
Vol de cinq photos exposées à l’extérieur à Sorel-Tracy
Par: Louise Grégoire-Racicot
Le tableau manquant d’Yves Ducharme | Photo: Gracieuseté

Le tableau manquant d’Yves Ducharme | Photo: Gracieuseté

Des voleurs ont dérobé trois des 20 photographies exposées au parc Regard–sur-le-Fleuve et deux autres à l’extérieur de la Maison des gouverneurs où elles étaient exposées depuis le 5 juin.

Les clichés « grandeur nature » dont la disparition a été constatée le 27 octobre dernier près du Biophare, sont ceux de Lise Lafond, Yves Ducharme et Mario Joly. Ils avaient été imprimés puis accrochés avec des vis anti-vol, sur des panneaux de bois. Tout comme ceux de François Gagnon subtilisés à l’extérieur de la Maison des gouverneurs.

L’exposition a été organisée conjointement par le Club photo de Sorel-Tracy et la Ville.

C’est la première fois, a dit le secrétaire du club, Jean-Marie Roussel, que le club enregistre un tel incident.

À la Ville aussi, a expliqué Christine Bouvette, régisseuse culturelle, qui a dit ne pas avoir hésité à remplacer les copies des photos volées aux artistes Ducharme, Joly et Lafond.

Quant au président du club, Marc Ross, il a dit avoir cru bon faire connaître cet acte qu’il qualifie de vandalisme, histoire de décourager ceux qui penseraient en faire autant.

M. Ross a applaudi la vitesse à laquelle a réagi la Ville dans ce dossier. « Elle s’est chargée de faire réimprimer les photos et remettra cette copie aux photographes qui ont été lésés par cet incident. » Le club n’a pas déposé de plainte à la police.

« C’est dommage de voir que le monde est méchant sans penser que ces photos sont des souvenirs précieux pour les photographes amateurs », a quant à lui écrit Mario Joly, l’une des victimes du vol, sur la page Facebook du club de photo.

Au moment de lui parler, Mme Bouvette n’avait pas encore rencontré M. Gagnon, le délit sur ses œuvres n’ayant été constaté qu’au cours derniers jours.

Elle a déploré ces méfaits qui ne respectent guère le travail de ces artistes. Elle a porté plainte à la police, histoire de dissuader les gens de poser de tels gestes.

À la Sûreté du Québec, on n’a pas voulu nous confirmer si une enquête était bel et bien en cours.

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