12 décembre 2019
Cheerleader à l’Université Laval
Une Soreloise aide le Rouge et Or à faire partie de l’élite
Par: Jean-Philippe Morin

Jakie Guertin (à l’avant) joue un rôle important avec le Rouge et Or de l’Université Laval. Photo Louis Charland

Jakie Guertin en est à sa deuxième année avec l’équipe de cheerleading du Rouge et Or de l’Université Laval à Québec. La Soreloise a aidé sa troupe à terminer troisième lors d’une importante compétition le 1er décembre, à Montréal.

Publicité
Activer le son

L’athlète de 24 ans est un pilier pour son équipe. Son travail a d’ailleurs été souligné sur le site web du Rouge et Or. « L’étudiante-athlète en Sciences cliniques et biomédicales a complété cinq passages de gymnastique, soit 35 % de tous ceux de l’équipe. Elle a permis au Rouge et Or d’aller chercher de précieux points en niveau de difficulté », peut-on y lire.

Un passage représente une séries de mouvements acrobatiques. Comme peu de gymnastes peuvent en faire dans l’équipe, son rôle devient primordial.

L’an dernier, le Rouge et Or avait terminé deuxième à cette compétition, mais quatrième au terme de la saison. « On a eu une saison décevante l’an dernier malgré un bon départ dans les deux premières compétitions. En ce qui concerne la dernière compétition à Montréal, c’est une bonne troisième place comparativement à la deuxième place de l’an passé. Dans les dernières semaines, on a eu beaucoup de changements en raison de blessés. Il a fallu changer des gens de position. Malgré ça, on a exécuté des routines sans chute », se réjouit-elle.

À l’école de la gymnastique

La jeune athlète a appris la gymnastique à l’école Altigym de Sorel-Tracy, où elle a pratiqué ce sport pendant 11 ans.

« J’ai commencé à l’âge de 5 ans, puis j’ai lâché à l’âge de 17 ans parce que j’allais étudier au Cégep de Saint-Hyacinthe. C’est à ce moment que j’ai commencé à faire du cheerleading. Je connaissais les Polypus et j’aimais ce qu’elles faisaient, mais comme j’étais dans le compétitif en gymnastique, je ne pouvais pas faire les deux. J’ai toujours trouvé que le cheerleading était un beau sport », raconte Jakie Guertin.

Elle est d’ailleurs très reconnaissante de l’enseignement qu’elle a reçu chez Altigym. « Je veux montrer qu’il y a une possibilité après la gymnastique. La carrière n’est pas nécessairement finie après 17 ans. La gymnastique universitaire existe aux États-Unis, mais pas ici. Le cheerleading est donc une occasion de faire de la gymnastique autrement. Ça me pousse à dépasser mes limites », lance-t-elle.

Jakie Guertin l’admet : la transition n’a pas été facile au début. « Je n’avais pas vraiment l’esprit d’équipe! Comme je faisais un sport individuel, c’était plus difficile m’adapter. Je suis quelqu’un de compétitive, alors quand quelqu’un faisait une erreur à côté de moi et ça avait des conséquences sur toute l’équipe, j’avais de la misère! En ce moment, c’est beaucoup mieux (rires). »

« C’est un sport qui est artistique… c’est beau à voir, il y a de la danse, de la gymnastique et c’est spectaculaire. J’ai fait la concentration arts au secondaire et de la danse, donc ça vient beaucoup me chercher », ajoute-t-elle.

Sa prochaine compétition aura lieu vers la fin janvier, à Saint-Hyacinthe.

image