4 juin 2019
Une première ceinture noire féminine en plus de 20 ans
Par: Deux Rives

Andréanne Laforest et Mylène Beaudry Photo gracieuseté

Texte de Sébastien Lacroix, collaboration spéciale

Pour la première fois depuis 1997, une femme de la région s’est vu décerner une ceinture noire : l’emblème ultime du Yoseikan budo, qui est une forme d’arts martiaux mixtes qui jumèle le karaté, le judo et l’aïkido.

Andréanne Laforest, une jeune femme de 17 ans, a obtenu son 1er Dan, lors de l’examen annuel organisé à Trois-Rivières par la Corporation Yoseikan Canada durant la longue fin de semaine de la Journée des Patriotes.

Il s’agit du couronnement d’une dizaine d’années d’efforts pour celle qui avait débuté dans cette discipline dès son tout jeune âge, dans le cadre d’une activité parascolaire à l’école primaire. « Elle a toujours été très impliquée. Ses parents ont été bénévoles et ils l’ont toujours encouragée quand elle était petite. Partout où elle allait, à travers le Québec, ils étaient toujours présents », souligne son instructrice, Mylène Beaudry.

Dans toute l’histoire du club, Andréanne Laforest est seulement la troisième femme à graduer chez les ceintures noires. Mylène Beaudry était devenue la première à réaliser cet exploit, en 1994, suivie de Nancy L’Écuyer, trois ans plus tard.

« Il y a moins de femmes qui se rendent jusque-là parce qu’elles partent pour les études ou elles ont des enfants. Quand elles s’en vont à l’Université, elles veulent revenir, mais avec les études, le chum et les enfants, elles se mettent souvent de côté, témoigne-t-elle. Parce que pour devenir ceinture noire, c’est un long travail. C’est à toutes les semaines et plusieurs fins de semaine. Ça prend souvent 10 ans ou plus. Andréanne avait commencé à l’âge de 7 ans. C’est ce qui l’a aidée. »

Cet exploit est encore plus méritoire puisqu’elle a été la seule budoka de la région à réussir l’examen final cette année. Guillaume Baril, qui tentait d’obtenir sa ceinture noire à 23 ans, et Jean-Sébastien Boyer, qui visait une 3e Dan à 27 ans, n’ont pas convaincu le comité de garde.

Ceux-ci ont accepté le verdict et devront reprendre une partie de l’examen. Un exercice qui demande beaucoup de préparation. « De se retrousser les manches, se concentrer sur la matière à retravailler et se présenter devant le comité à nouveau demande tout un esprit de guerrier », signale Mylène Beaudry.

Un prix de reconnaissance

Mylène Beaudry a elle aussi reçu de grands honneurs. Elle s’est vu décerner un prix de reconnaissance de la part de la corporation Yoseikan Canada pour souligner sa longue implication au sein du club de Sorel-Tracy. Elle est présente depuis les tous débuts, ayant suivi son père qui a fondé le club dans la région.

Elle enseigne la discipline depuis 26 ans, ayant commencé comme aide-instructrice dès ses 14 ans. En plus transmettre sa passion pour le Yoseikan budo, elle est aussi impliquée dans l’organisation des compétitions régionales en plus de coordonner la participation des membres du club dans celles qui se tiennent ailleurs au Québec.

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