27 novembre 2015
Une pétition de 10 000 noms déposée à l’Assemblée nationale
Par: Julie Lambert

Le groupe citoyen Non à une marée noire dans le Saint-Laurent a déposé le 26 novembre une pétition de 10 000 noms à l’Assemblée nationale. Des signataires de la région espèrent qu’elle permettra au gouvernement de s’ouvrir les yeux sur les dangers d’autoriser le transport de produits pétroliers sur le territoire et ses impacts sur les citoyens.

Dans cette pétition déposée par le député péquiste Harold Lebel, le groupe demandait à l’Assemblée nationale de s’opposer au passage par train au Québec de produits voués à l’exportation surtout en raison des risques élevés pour les écosystèmes et la sécurité publique.

Selon un des membres du Regroupement citoyen contre les sables bitumineux et pour le développement durable de Sorel-Tracy, Denis Robillard, il était important pour le groupe de soutenir cette initiative surtout qu’elle touche directement le territoire.

« Nous souhaitons l’arrêt du transport pétrolier. Il faut un plan d’action pour en débarrasser le Québec. Un virage du gouvernement est nécessaire. Nous sommes encore très touchés malgré un ralentissement du marché pétrolier. On sent que ça reprend alors qu’aucune mesure minimale de sécurité n’a été instaurée », déplore-t-il.

Le député de Richelieu Sylvain Rochon croit que le nombre élevé de signataires est une démonstration que les Québécois se mobilisent très massivement pour dire non au transport de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta sur le sol de la province.

Il souligne que son parti a toujours demandé qu’un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se tienne sur le projet puisque plusieurs villes sont concernées.

« Plusieurs municipalités ont voté des résolutions en ce sens au cours des derniers mois. C’est un commerce dangereux et économiquement pas avantageux pour le Québec puisque le pétrole est voué à l’exportation », affirme-t-il.

Appelé à commenter le dépôt de cette pétition, le ministère de l’Environnement n’avait pas retourné l’appel du Journal avant d’aller sous presse.

Une lutte à poursuivre

S’il s’est fait plus discret dans les derniers mois, le Regroupement citoyen contre les sables bitumineux poursuivra plus intensément ses actions au cours des prochains mois.

Il vient de franchir une nouvelle étape en obtenant son accréditation d’organisme sans but lucratif et une première assemblée générale aura lieu en janvier prochain.

Selon M. Robillard, le groupe poursuit sa lutte contre le transport de pétrole par train et par bateau dans la région. Le problème est loin d’être réglé, pense-t-il. Le groupe prendra, par exemple, part à la marche pour le climat du 28 novembre. Il est content de voir que des jeunes sont encore intéressés par cette situation.

« Il y a de l’espoir. On prend part aux consultations et nous travaillons actuellement sur les aspects de la problématique des transbordements dans le secteur. Les citoyens sont très touchés par le bruit et l’augmentation des transports sur la valeur de leur maison », conclut-il.

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