29 août 2016
Une passion animalière qui se perpétue dans la famille
Par: Julie Lambert
Le vétérinaire Sylvain Quessy, sa belle-fille Josianne Choquette et son fils Francis travaillent à temps plein pour sauver les animaux errants ou abandonnés. | Photo: Gracieuseté

Le vétérinaire Sylvain Quessy, sa belle-fille Josianne Choquette et son fils Francis travaillent à temps plein pour sauver les animaux errants ou abandonnés. | Photo: Gracieuseté

L’entreprise Contrôle Animalier Montérégie (CAM) a vu le jour en février 2015 grâce à l’amour des animaux que possède la famille Quessy, de Sorel-Tracy, qui investit beaucoup de temps et d’argent pour sauver des centaines de bêtes à quatre pattes et leur trouver une nouvelle demeure.

Le propriétaire de cette jeune entreprise, le vétérinaire sorelois Sylvain Quessy, est secondé par son fils, Francis, qui assure la direction générale. La conjointe de Francis, Josianne Choquette, fait aussi partie de l’équipe.

L’entreprise dessert six municipalités, soit Contrecœur, Saint-Roch-de-Richelieu, Saint-Marc-sur-Richelieu, Verchères, Sainte-Victoire-de-Sorel et Saint-Ours.

Depuis un peu plus d’un an, ils unissent leurs forces pour recueillir et faire adopter des chats et des chiens abandonnés ou errants. Depuis sa tendre enfance, Francis voue une véritable passion pour les chiens et sa conjointe pour les chats. Pour son père, le bien-être animal est une vocation, souligne son fils.

Le jeune homme de 25 ans travaillait depuis deux ans pour la sécurité canine provinciale lorsque celle-ci a fermé en 2015. C’est à ce moment qu’il a décidé de poursuivre les services offerts par son ancien employeur afin de ne pas laisser les municipalités sans personne pour s’occuper des animaux, explique-t-il.

« Il n’y avait plus rien et j’ai demandé l’aide de mon père. Il s’occupe d’examiner les animaux et de les soigner. Ma conjointe et moi adorons les animaux. On a toujours rêvé d’en avoir plein. On aime s’en occuper et leur venir en aide », mentionne Francis Quessy.

Ne pas compter ses heures

L’entreprise s’occupe non seulement du contrôle et de la gestion des populations animales, mais aussi de la récupération d’animaux errants ou d’animaux sauvages ainsi que de la gestion de plainte et de la vente de licences en fonction de la réglementation des diverses municipalités.

Depuis son ouverture, pas moins de 120 animaux ont trouvé une nouvelle famille grâce à leurs services et 90 autres ont été confiés à un des 90 refuges avec qui l’entreprise fait affaire.

De belles histoires se déroulent entre leurs murs, se réjouit-il. Ils sont très fiers lorsqu‘un animal perdu retrouve, par exemple, ses propriétaires grâce à leur aide ou à leur page Facebook. Le besoin est grand d’avoir des entreprises comme la sienne en raison de la situation des animaux au Québec qui est préoccupante, pense M. Quessy.

Projet d’expansion

Les entrepreneurs souhaitent au cours des prochaines années conclure d’autres contrats avec les municipalités avoisinantes.

La famille Quessy travaille à temps plein et deux autres employés sont à temps partiel.

Malgré de gros investissements, souligne le directeur général, l’entreprise génère peu de profits. Ceux réalisés sont réinvestis dans le bien-être des animaux recueillis.

« On travaille vraiment fort. Notre service est ouvert sept jours sur sept et 24h sur 24. Depuis notre ouverture, on a travaillé 572 jours sans arrêt. On fait cela pour sauver des animaux et leur donner une seconde chance. Notre récompense est de voir les animaux trouver une nouvelle famille », conclut-il.

Quant au Centre animalier Pierre-De Saurel, ouvert également depuis février 2015, il dessert Sorel-Tracy, Saint-Joseph-de-Sorel et Sainte-Anne-de-Sorel.

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