4 mai 2021
Le Cheptel ferme brassicole à Sainte-Victoire-de-Sorel
Une nouvelle microbrasserie devrait ouvrir ses portes en 2022
Par: Alexandre Brouillard

Yanic Savard et Benjamin Mathieu veulent se démarquer en concevant leurs bières avec des ingrédients locaux à Sainte-Victoire-de-Sorel. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Le Victoirien Benjamin Mathieu et son comparse Yanic Savard travaillent actuellement pour ouvrir une nouvelle microbrasserie, Le Cheptel ferme brassicole, sur le chemin des Patriotes, à Sainte-Victoire-de-Sorel, en 2022. Ils y proposeront des bières conçues à partir d’ingrédients locaux, tout en offrant des produits du terroir.

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« J’ai envie de me lancer en affaires depuis quelque temps déjà et je brasse des bières depuis longtemps pour ma consommation personnelle. Je veux donc profiter des opportunités qui s’offrent à moi dans la région de Sorel-Tracy. Mise à part Birra Fanelli, il n’y a pas d’autre microbrasserie. Je veux donc en profiter et prendre une part du marché », lance d’emblée Benjamin Mathieu.

Son collègue et lui veulent s’implanter dans la région et offrir un produit qui se distinguera de la compétition. « On veut vraiment utiliser des ingrédients locaux pour nos bières. Si possible, utiliser des céréales qui ont poussé dans la région. On veut même planter notre propre houblon. L’idée est de brasser nos bières en favorisant le plus possible l’économie locale et de créer une taproom dans la région. C’est-à-dire offrir de nouveaux produits tous les mois que les gens pourront venir déguster sur place. Je crois que notre concept sera apprécié », détaille-t-il.

Bien qu’il possède un côté entrepreneurial prédominant, Benjamin Mathieu ne compte pas quitter son emploi de surintendant aux opérations chez ArcelorMittal. « J’ai développé cet aspect de ma personnalité lors de mes études en entrepreneuriat à l’Université Laval. J’ai vraiment envie de me lancer en affaires, mais je ne quitterai pas mon emploi », admet-il.

En ce moment, les deux entrepreneurs possèdent tout le matériel nécessaire pour tester des brassins. « On a une cuve qui nous permettra de brasser 150 litres à la fois et on peut avoir un roulement de 1200 litres en fermentation. Nous avons acheté tous nos équipements de la microbrasserie ontarienne Wood brothers brewing company qui changeait pour de plus gros équipements. C’était une belle occasion parce que les équipements nécessaires pour une microbrasserie sont assez dispendieux », soutient Benjamin Mathieu.

Encore du pain sur la planche

Le Cheptel s’installera dans l’ancien garage du grand-père de Benjamin Mathieu, qui a été mécanicien durant 53 années. « On est très content de pouvoir s’installer à cet endroit, mais nous avons encore beaucoup de travail à faire. Le changement de zonage pour permettre l’implantation de notre microbrasserie est fait, mais avant de demander tous les autres permis, dont celui requis pour servir de l’alcool, nous devons rénover le garage. Nous croyons être prêts à demander tous les autres permis l’automne prochain pour ensuite produire et vendre », soutient M. Mathieu.

Avec l’ouverture prévue en 2022, il espère avoir le temps de tisser des ententes avec d’autres entrepreneurs de la région pour offrir des produits du terroir au Cheptel. « Notre but n’est pas d’offrir un service de restauration, mais bien des petites bouchées comme des saucissons et même du fromage d’artisans locaux », précise-t-il.

« La distribution en magasin pourrait arriver plus tard après l’ouverture de la microbrasserie. Nous voulons tout d’abord écouler les bières sur place. Si ça fonctionne bien, nous allons grossir nos cuves et commencer à distribuer. J’ai déjà discuté avec des propriétaires de magasins de la région qui sont excités par notre projet », ajoute Benjamin Mathieu.

Concernant l’image de la microbrasserie, il indique avoir réservé les services d’une consultante spécialisée afin de miser sur une image représentative de leur projet. « Une chose est certaine, le visuel misera sur le côté naturel de la ferme brassicole et sur l’aspect local de notre microbrasserie. Toutefois, nous devons encore trouver du financement pour arriver aux fins du projet », conclut-il.

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