9 juin 2015
Une journée dans la vie d’un agriculteur
Par: Sarah-Eve Charland
Sylvain Handfield. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Sylvain Handfield. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Une journée dans la vie d’un agriculteur est loin d’être relaxante. En pleine période d’ensilage, les agriculteurs Sylvain Handfield et Josée Dumais ont bien voulu en donner un aperçu de leur quotidien peu reposant.

M. Handfield est la troisième génération de la ferme située à Contrecœur. L’entreprise est spécialisée dans la production laitière et les grandes cultures. L’agriculteur possède une soixantaine de bêtes. Il cultive du maïs, du soya , du blé, du seigle et du foin sur près de 750 arpents.

Dès 5h du matin, ils sont prêts à prendre soin de leurs vaches dans l’étable. C’est l’étape où ils les nourrissent, les nettoient et les traitent. Cela leur prend environ 2h30 pour effectuer toutes ces tâches.

Par la suite, les agriculteurs prennent le temps de déjeuner avant de poursuivre la journée dans le champ. « On se dit que c’est à ce moment-là que la journée commence vraiment », mentionne Mme Dumais.

Le couple se lance ensuite sur la coupe et l’ensilage du foin. M. Handfield et Mme Dumais ont semé au début du mois de mai. Ils peuvent travailler de 8h à 20h, « tant que le soleil n’est pas couché », puisque les occasions peuvent être rares. « Notre boss, c’est la météo », explique Mme Dumais.

Durant la journée, les agriculteurs retournent à trois reprises pour donner des plus petits repas aux bêtes, une étape qui prend en général 15 minutes. « Ça nous donne l’occasion de voir les animaux et de s’assurer que tout se déroule bien. On y va une dernière fois vers 22h lorsque notre journée est terminée », ajoute M. Handfield.

Ils retournent à nouveau nourrir, nettoyer et traiter les vaches vers 17h. Cette étape leur prend à nouveau 2h30.

Cette journée recommence sept jours sur sept et 365 jours par année. « Ce n’est pas parce qu’on veut travailler autant, mais on doit travailler avec les meilleures conditions. On ne peut pas se planifier du « 8 à 4 ». Il faut avoir la passion pour être agriculteur », affirme M. Handfield.

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