8 septembre 2021
Avec sa nouvelle entreprise le Centre équestre Élixir
Une jeune entrepreneure suit les traces d’Éliane Trempe
Par: Katy Desrosiers

L’instigatrice du programme Les Amis de Joey, Éliane Trempe, et la propriétaire du Centre équestre Élixir, Élie Péloquin, sont accompagnées de Mimi, un cheval qui participe au programme d’équitation thérapeutique. Photo Julie Charbonneau Photographe

Après plusieurs années d’implication dans le milieu de l’équitation thérapeutique, Éliane Trempe, qui a créé le programme Les Amis de Joey, laisse tranquillement sa place à la relève. Élie Péloquin, qui a déjà travaillé pour elle, a lancé sa propre entreprise, le Centre équestre Élixir, pour poursuivre les services en équitation thérapeutique dans la région, mais en y ajoutant des services de zoothérapie.

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Élie Péloquin aime les animaux depuis toujours. Elle a grandi sur une ferme et avec les années, elle s’est impliquée dans le milieu agricole en siégeant au conseil d’administration de la Société d’agriculture de Richelieu et en étant bénévole, dès l’âge de 12 ans, au centre équestre d’Éliane Trempe. Elle a également suivi la formation de Mme Trempe en équitation thérapeutique au Cégep de Sorel-Tracy et est devenue instructrice.

Malgré un désir de devenir vétérinaire, Élie Péloquin caressait aussi le rêve d’être entrepreneure. Alors qu’elle complétait sa certification en tant que zoothérapeute, elle a communiqué avec Mme Trempe. Cette dernière lui a confié qu’elle avait toujours souhaité qu’elle prenne sa relève, mais elle ne voulait pas s’interposer dans son parcours. C’est ainsi qu’Élie Péloquin a finalement choisi de suivre les traces de Mme Trempe en poursuivant les services d’équitation thérapeutique, dorénavant à Saint-Robert sur un terrain dont elle est propriétaire depuis trois ans.

« On se concentre à faire des installations qui sont adéquates et qui vont répondre aux besoins de la clientèle. On n’est pas dans l’optique de créer un centre équestre standard. On a déjà en tête certaines problématiques parce qu’on a déjà beaucoup d’élèves. Il faut que le bâtiment soit accessible en chaise roulante, que les portes soient assez grandes, etc. », souligne Mme Péloquin.

Pour le moment, un aménagement extérieur sécuritaire et répondant aux normes de l’Association Canadienne d’Équitation Thérapeutique a été réalisé. L’objectif est toutefois d’avoir des installations pour offrir des services toute l’année puisque certains élèves avec des problématiques plus physiques régressent lorsqu’ils arrêtent.

Près de 80 % des élèves sont des jeunes d’âge scolaire, avec différentes problématiques allant de problèmes physiques à des troubles du spectre de l’autisme, de l’anxiété généralisée ou différents types de déficience. Le 20 % restant est une clientèle adulte, comprenant entre autres des gens souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique et des anciens militaires.

Cette année, l’instructrice avait 22 élèves, majoritairement des jeunes. Sous peu, elle augmentera son cheptel de chevaux convenant aux adultes pour élargir cette clientèle.

Davantage de services

En plus de l’équitation thérapeutique, Élie Péloquin veut offrir des services de zoothérapie et avoir un volet pédagogique. Elle souhaite entre autres travailler avec des écoles et des hôpitaux.

Comme il est plus difficile avec l’équitation thérapeutique d’atteindre une clientèle plus âgée qui se déplace souvent en fauteuil roulant ou en marchette, la zoothérapie avec de plus petits animaux convient mieux.

En ce moment, Mme Péloquin met en place le programme. Elle désire offrir des services qui ne se voient pas nécessairement actuellement dans le domaine, et bien sûr, s’adapter à la clientèle.

« C’est vraiment un milieu dans lequel il faut s’adapter constamment. On fonctionne avec une clientèle qui a une médication, qui n’est pas en forme tous les jours, qui a des rendez-vous médicaux », explique-t-elle.

Elle a déjà plusieurs animaux de ferme comme des chèvres, des canards, des poules et des lapins, ainsi que des animaux domestiques comme des chiens, des chats et des oiseaux. L’entrepreneure sélectionnera judicieusement les animaux qui participeront au programme et espère pouvoir le présenter au printemps 2022. D’ici là, les services d’équitation thérapeutique se poursuivent.

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