21 février 2020
L’organisme soufflait ses cinq bougies la semaine dernière
Une expansion qui continue pour le Centre animalier Pierre-De Saurel
Par: Jean-Philippe Morin

Les employées du Centre animalier Pierre-De Saurel sont fières de célébrer les cinq ans de l’organisme. Photo gracieuseté

Le 11 février 2015 marquait l’ouverture du Centre animalier Pierre-De Saurel (CAPS). Cinq ans plus tard, malgré des hauts et des bas, l’organisme voit l’avenir avec optimisme.

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La popularité du CAPS a été exponentielle après les deux saisons de Refuge animal à TVA, si bien que les locaux ont doublé par la suite pour suffire à la demande. Parti d’une simple page Facebook intitulée « Animaux perdus et retrouvés Sorel-Tracy », l’organisme compte maintenant près de 40 000 abonnés Facebook. Il est passé de trois employés à temps plein à 14 aujourd’hui, en plus des bénévoles.

« Je trouve que depuis mon arrivée il y a deux ans, on est plus aimés, plus appréciés. Les gens nous suivent. Sans le Centre animalier, il y aurait un trou béant. On a de nombreuses demandes », explique la directrice par intérim du CAPS, Karine Bénesti.

Plusieurs choses sont survenues au cours des dernières années, dont le départ de plusieurs directeurs et employés. « Il a fallu ressouder le personnel et je vous assure que c’est fait. Je tiens à le dire, parce que je trouve qu’on ne parle pas assez des filles [employées]. Des choses se sont passées antérieurement, mais je veux regarder vers l’avenir et m’occuper des filles », souligne-t-elle.

Plus de transferts, moins d’euthanasies

Mme Bénesti se dit fière de l’évolution du CAPS. En 2015, l’organisme desservait trois villes, soit Sorel-Tracy, Saint-Joseph-de-Sorel et Sainte-Anne-de-Sorel. Il avait alors admis 795 animaux (635 chats et 160 chiens), soit par abandon ou parce qu’ils étaient errants.

En 2019, il dessert maintenant neuf villes : Sorel-Tracy, Saint-Joseph-de-Sorel, Sainte-Anne-de-Sorel, Saint-Marc-sur-Richelieu, Saint-Antoine-sur-Richelieu, Sainte-Victoire-de-Sorel, Saint-Ours, Saint-Denis-sur-Richelieu et Saint-Roch-de-Richelieu. Le nombre d’animaux admis a presque doublé depuis 2015 puisqu’il est passé à 1314 (1092 chats et 222 chiens).

La majeure différence entre 2015 et 2019 est au niveau des euthanasies. En 2015, 41 % des animaux étaient euthanasiés contre 9,6 % l’an dernier. Le nombre d’animaux adoptés (44 % vs 46,5 %) est sensiblement le même, tout comme les décès (1 % vs 1,6 %) et les animaux réclamés (9 % vs 13,8 %), mais le nombre de transferts dans d’autres centres, qui était de 5 % en 2015, a grimpé à 28,5 % en 2019.

« On travaille avec d’autres sociétés pour des transferts. Ça peut être un animal qui ne trouve pas preneur et qui a besoin de changer d’air, ça peut être aussi un animal qui ne peut pas être adopté. On met l’accent sur le transfert plutôt que l’euthanasie pour leur donner une seconde chance », ajoute Mme Bénesti.

Voir grand

Depuis septembre, le CAPS est devenu une fondation. Pour les dons octroyés au Centre, des reçus d’impôt pourront être émis.

Desjardins a d’ailleurs offert une contribution importante de 15 000 $. Un premier versement de 5000 $ a été octroyé la semaine dernière.

« On veut bonifier nos cages dans la section des adoptions, on veut tout refaire. Quand la cage est petite, si le chat est trop près de sa litière, il peut attraper toutes sortes de maladies. Plus les chats auront de l’espace, mieux ce sera », souligne la directrice générale par intérim.

Le CAPS a plusieurs projets en 2020, dont la conception de capsules vidéo qui seront diffusées sur sa page Facebook. Le but est de faire connaître les employées, sensibiliser les citoyens et faire preuve de plus de transparence auprès des clients.

Le Centre poursuivra ses différents services offerts : récupération d’animaux errants, cueillettes de corps, relocalisation des animaux de la faune, gestion des animaux dangereux, location de cage-trappe, médailles, service d’urgence 24/7, adoptions, micropuces, etc.

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