13 avril 2016
Un service de garde se transforme pour éviter la fermeture
Par: Louise Grégoire-Racicot
La directrice du centre communautaire l’Arc-en-ciel, Sylvie Ouellet, en compagnie d’un bénévole attentionné, André Vigeant, lors du lancement du projet en novembre 2015. | Photo: TC Média - gracieuseté

La directrice du centre communautaire l’Arc-en-ciel, Sylvie Ouellet, en compagnie d’un bénévole attentionné, André Vigeant, lors du lancement du projet en novembre 2015. | Photo: TC Média - gracieuseté

« Ô Chalet Aimé Massue », qui était essentiellement un service de garde, a carrément changé de vocation, le 14 mars dernier, pour éviter la fermeture.

De fait, le ministère de la Famille et des Ainés exigeait que de nombreux changements soient apportés en un court délai. Sinon il menaçait « de forcer l’évacuation des enfants et la fermeture du service » un mois après la réception d’une lettre livrée par huissier au milieu février. Lettre qui précisait qu’un inspecteur du ministère avait constaté qu’Ô Chalet accueillait sept enfants plutôt que six, comme il en avait le droit.

Le ministère exigeait donc aux administrateurs qu’ils obtiennent un permis de centre de la petite enfance ou de garderie ou tout au moins être reconnu par un bureau coordonnateur de la garde en milieu familial avec toutes les normes que cela implique.

C’est ce qui a amené son conseil d’administration à convoquer une assemblée spéciale des membres le 9 mars dernier, pour proposer une réorientation du service et transformer le service de garde en service en loisirs familiaux intergénérationnels ouvert 12 mois par année, explique le maire de Massueville, Denis Marion.

« Nous ne voulions pas priver les familles d’un lieu sécuritaire où leurs enfants peuvent se réunir sous la supervision d’un adulte afin de faire des activités », rajoute le président du comité, Jessy Pelletier.

Retenir et attirer de jeunes familles

« On a dû faire appel à notre créativité pour pallier la disparition du seul service de garde de Saint-Aimé-Massueville et transformer ce service », a poursuivi M. Marion.

Parents, conseil d’administration et personnel, comité des loisirs, élus et personnel des deux municipalités ont examiné ensemble comment bien répondre aux besoins des familles, leur seule préoccupation.

« Parce qu’on sait que la présence de service aux enfants est maintenant un critère quand des familles choisissent leur lieu de résidence. Nous voulions aussi garder nos jeunes familles en sauvant notre école. Car une école est attrayante dans un milieu en plus de générer de l’activité économique. Il fallait donc se doter d’un centre de loisir familial et intergénérationnel que tous peuvent fréquenter », ajoute le maire.

Ainsi Ô Chalet ouvre désormais ses portes tôt le matin pour y accueillir des enfants comme il ferme plus tard le soir pour accommoder les parents. Depuis le 14 mars, 11 enfants le fréquentent. Les services offerts le seront 12 mois par année avec une programmation variée pour jeunes, familles et aînés à des tarifs avantageux, spécifie M. Pelletier.

« Ô Chalet existe toujours mais répond et intervient de façon différente. Ainsi il ne relève plus du ministère de la Famille mais de celui des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ce qui fait le bonheur de tout le monde », ajoute M. Pelletier.

Déjà des activités sont offertes pour les jeunes en collaboration avec des personnes responsables de tous les âges, offertes pour une période de 15 semaines à diverses heures.

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