27 juin 2016
Un projet pour enseigner l’histoire soreloise en septembre 2017
Par: Deux Rives
Dès la 3e année, les enfants pourront découvrir que les premiers habitants de la région habitaient des maisons longues, comme l’a révélé l’archéologue sorelois Claude Chapdelaine. | Photo: Tirée de l’exposition du Biophare

Dès la 3e année, les enfants pourront découvrir que les premiers habitants de la région habitaient des maisons longues, comme l’a révélé l’archéologue sorelois Claude Chapdelaine. | Photo: Tirée de l’exposition du Biophare

Dès septembre 2017, les élèves fréquentant les écoles de la région découvriront en classe, à travers leur cours « Univers social et histoire », les grands moments et la spécificité de l’histoire soreloise.

Pour ce faire, les enseignants d’histoire des classes de 3e année du primaire à la 4e secondaire disposeront d’une trousse pédagogique adaptée à chaque niveau d’enseignement. Elle comportera des informations sur des éléments propres à l’histoire régionale ainsi que la suggestion d’activités possibles à faire pour concrétiser ces apprentissages et transmettre aux enfants le goût d’en savoir plus.

Voilà un projet imaginé par le conseiller sorelois Patrick Péloquin, lui-même enseignant en histoire, qu’il souhaitait voir se concrétiser à l’occasion du 375e de Sorel-Tracy, en 2017.

Il l’a déposé à la MRC de Pierre-De Saurel où le comité régional de la culture et sa coordonnatrice Caroline Cloutier l’ont bien reçu.

Un angle nouveau chaque année

Il a lui-même décrit la forme que prendra la démarche. Chaque année aura son activité. En 3e année, elle sera en lien avec les Amérindiens. On pourra alors parler du site Mandeville par exemple. En 4e et 5e année, on aborde l’histoire de la Nouvelle-France. Les jeunes rencontreront Pierre De-Saurel comme on pourra traiter de la seigneurie, de son peuplement.

En 5e et 6e année, on aborde les 19e et 20e siècle parlant notamment de la construction navale et des patriotes.

En secondaire 1 et 2, poursuit-il, on traitera plus de l’aspect géographique du territoire avec son monde rural et l’industriel. En secondaire 3 et 4, l’histoire régionale s’inscrira dans l’histoire nationale.

Concours Percy-W.-Foy

:« Notre objectif est aussi de réintroduire le Concours Percy-W.-Foy, accompagné de prix de plusieurs centaines de dollars qui, pendant plus de 20 ans, récompensait des jeunes entre 14 et 20 ans qui présentaient des travaux primés de recherches sur l’histoire de Sorel. »

Rappelons que le concours était organisé par la Société historique Pierre-de-Saurel (SHPS) en collaboration avec la Ville de Sorel, grâce au legs testamentaire de Percy Foy, un ancien Sorelois passionné d’histoire qui avait octroyé à sa mort la somme d’argent nécessaire pour la création d’une fondation portant son nom.

Un budget de 45 500$

Le budget de ce projet est de 45 500$ provenant de deux sources: 35 000$ puisés dans l’entente de développement culturel de la MRC (dont 17 500$ du ministère de la Culture) et 10 500$ de Sorel-Tracy (dont 5 250 $ du ministère).

Avec cet argent, on défraiera la recherche historique et la rédaction des synthèses historiques; le travail d’adaptation scolaire de ces textes; le développement d’activités pédagogiques; le graphisme, la correction et l’impression du matériel pour les enseignants; l’intégration des synthèses historiques dans une section du site web Toqué de culture pour le grand public et la création d’un coffre à outils avec des objets, artéfacts, costumes ou autres (encore à déterminer), précise Mme Cloutier.

Le projet en est donc un « clé en main » qui ne coûte rien à la Commission scolaire de Sorel-Tracy. Il appartiendra aux enseignants d’histoire de s’approprier la trousse et de l’utiliser en classe.

De fait, la directrice des services éducatifs de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Martine Rondeau, est membre du comité régional culturel de la MRC qui endosse et autorise le financement du projet, a poursuivi M. Péloquin.

À la Commission scolaire, sa directrice des communications, Christine Marchand, dit trouver le projet fort intéressant. « Mais nous devons d’abord nous assurer que nous disposerons du budget nécessaire à la libération d’enseignants pour qu’ils contribuent à la réalisation du projet. »

image