13 avril 2016
Un plan de relance pour le Centre communautaire Notre-Dame
Par: Julie Lambert
L’avenir du Centre communautaire Notre-Dame est enfin statué puisqu’il fera l’objet d’un plan de relance. | Photo: TC Média - Archives

L’avenir du Centre communautaire Notre-Dame est enfin statué puisqu’il fera l’objet d’un plan de relance. | Photo: TC Média - Archives

Après plusieurs années de difficultés financières et le déménagement de la majorité de ses locataires, les administrateurs du Centre communautaire Notre-Dame (CCND) pourront mettre en branle un plan de relance afin de louer leurs locaux vacants et redresser leur situation grâce à une aide financière de 24 000$ de la Ville de Sorel-Tracy.

En mars 2013, les problèmes financiers du centre communautaire avaient forcé la vingtaine d’organismes y logeant à déménager au centre Desranleau.

Seulement deux d’entre eux, La Porte du Passant et l’Association de la déficience intellectuelle de la région de Sorel (A.D.I.R.S), sont restés, faute d’espace suffisant pour accueillir leurs services. L’Harmonie Calixa-Lavallée a pris possession d’un local dans le bâtiment l’an dernier, mais l’avenir de la bâtisse a longtemps été sur la glace.

Une ombre écartée

Après trois ans, la Ville de Sorel-Tracy et le conseil d’administration du CCND ont finalement statué sur le moyen de régler, à court terme, la situation précaire de l’organisme.

Le 4 avril dernier, le conseil municipal a accordé une assistance financière de 24 000$ aux administrateurs et a mandaté sa déléguée au développement commercial, Julie Salvail, pour aider l’organisme à réaliser son plan de relance.

Le président du CCND, Alain Ducharme, a souligné que cela faisait deux ans que l’organisme absorbait les pertes de 24 000$ de son bâtiment. Le centre Desranleau, qui est aussi sous son administration, lui a permis de garder la tête hors de l’eau.

« Le centre Desranleau est rentable. Ses surplus nous ont permis de combler nos déficits. Il a fallu être très patient et attendre qu’une solution soit trouvée. Nous avons préparé un plan de relance. Nous avons l’intention d’utiliser notre espace qui a beaucoup de potentiel et qui n’est actuellement pas exploité. »

Avec l’aide de Mme Salvail, les administrateurs tenteront d’attirer des organismes communautaires ou privés dans leurs locaux. Au fur et à mesure que les espaces seront loués, des rénovations en fonction des besoins des nouveaux locataires pourront être entreprises, explique le président.

« On ne souhaite pas passer notre temps à demander de l’aide financière à la municipalité. On veut être indépendant et on espère réussir avec cette solution à redresser notre situation », affirme M. Ducharme.

Rappelons qu’à l’été 2013, la Ville de Sorel-Tracy avait accordé une aide financière de 50 000$ au Groupe de ressources techniques en habitation de la région de Sorel pour effectuer des audits techniques sur le bâtiment.

L’organisme communautaire planchait sur un projet de logements sociaux pour les personnes avec des problématiques de santé mentale nommé L’Héberge du Grand Héron. En raison des importantes rénovations nécessaires, l’organisme responsable du projet et la Ville de Sorel-Tracy ont préféré opter pour un bâtiment neuf, qui aura pignon sur rue au coin des rues Charlotte et Élizabeth.

Les organismes poussent un soupir de soulagement

Les organismes communautaires toujours présents au Centre communautaire Notre-Dame ont pu pousser un soupir de soulagement à l’annonce du plan de relance. Ils vivaient dans l’incertitude depuis plus de trois ans, sans savoir s’ils devaient déménager ou rester dans leurs locaux.

La directrice générale de l’Association de la déficience intellectuelle de la région de Sorel (A.D.I.R.S), Julie Trudeau, était très contente d’enfin connaître, du moins pour un an, ce qui adviendra du bâtiment.

Un déménagement n’était pas vraiment souhaité, souligne-t-elle, puisqu’en regardant ailleurs, les prix des loyers étaient deux fois plus élevés. Même si elle sait que la bâtisse a besoin de beaucoup d’amour au niveau de son entretien et des rénovations, elle est satisfaite de cette décision.

« Nous avons au moins la certitude que nous ne déménagerons pas pendant un an. Depuis 2013, voire même 2012, nous ne savions pas ce qui se passerait. Nous n’avions trouvé nulle part ailleurs de locaux qui convenaient à notre budget. Ils étaient tous trop chers et nous ne pouvons pas l’augmenter », se réjouit-elle.

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, s’est dit très content qu’une solution ait été mise sur la table et il croit que celle-ci permettra aux organismes toujours présents de pouvoir rester au même endroit.

« Les administrateurs ont un projet de restructuration. Ils espèrent louer leur espace locatif pour avoir plus de revenus. Les locataires ont aussi analysé divers scénarios, mais tout était plus simple de s’entendre sur une façon d’améliorer le bâtiment actuel et nous voulions les aider », mentionne le maire.

Son endroit privilégié au centre-ville intéressera certainement des locataires, croit M. Péloquin, surtout avec l’éventualité qu’un nouveau parc voit le jour grâce à l’achat par la Ville des anciens terrains appartenant aux Hells Angels.

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