14 septembre 2015
Un pas de plus vers l’acquisition d’Alstom par GE
Par: Louise Grégoire-Racicot
Alstom a notamment fabriqué de multiples turbines Francis. | TC Média - Archives

Alstom a notamment fabriqué de multiples turbines Francis. | TC Média - Archives

L’achat par l’Américaine General Electric des activités de la Française Énergie d’Alstom a franchi un pas important en obtenant, le 8 septembre, la sanction de la Commission européenne et du département de justice américain. Mais on ne connaît pas encore quelles conséquences aura sur les effectifs d’Alstom de Sorel-Tracy, cette transaction estimée à 18,1 milliards de dollars canadiens.

Cette transaction réunira sous le même toit deux des plus grands manufacturiers d’équipements hydroélectriques au monde. Elle a nécessité jusqu’à maintenant plus d’une vingtaine d’autorisations.

Dans les faits, a spécifié sa porte-parole au Canada, Michelle Stein, la transaction n’est pas encore complétée et elle ne le sera vraisemblablement pas avant décembre. Car il manque encore des autorisations d’autorités de cinq pays, dont le Mexique et la Russie.

La finalisation (closing) de l’opération est envisagée dès que possible au 4e trimestre 2015 et sera suivie d’une assemblée générale des actionnaires qui se prononceront sur une offre publique de rachat d’actions (OPRA), lit-on dans un communiqué émis par le bureau-chef de l’entreprise, en France. On y ajoute: « Tout en donnant aux activités Énergie un avenir au sein de General Electric et des co-entreprises qui seront constituées, cette opération permettra à Alstom, recentrée sur le marché du ferroviaire, d’y poursuivre une ambitieuse stratégie de développement. »

Statu quo pour le moment

Quant à l’obligation qu’a imposée la Commission avant d’avaliser la transaction, soit de céder des actifs majeurs de l’activité «turbines à gaz de grande puissance» d’Alstom, elle ne touchera pas les travailleurs sorelois qui sont plutôt affectés à l’entretien de turbines électriques, a spécifié Mme Stein.

« Pour le moment, nous demeurons deux entreprises distinctes. Les deux sociétés, GE et Alstom, demeurent des compétiteurs. Nos activités en hydroélectricité de Sorel-Tracy continuent de se dérouler pour répondre aux clients nord-américains. Suite à l’approbation de l’offre de GE et à la finalisation de la transaction, l’évolution des activités en Énergie et Réseaux dans le monde et à Sorel-Tracy sera précisée », a-t-elle conclu.

Rappelons qu’Alstom est pour l’instant un joueur important dans le monde québécois de l’énergie, spécialisée en conception, fabrication et installations d’équipements hydroélectriques. Plus de 500 employés y sont affectés à Sorel-Tracy.

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