14 septembre 2015
Un manque de commanditaires met fin à la saison de Marc-Antoine Cardin
Par: Jean-Philippe Morin
Le Sorelois Marc-Antoine Cardin n’a participé qu’à une seule course en Formule 1600 cette année. | P. Savard photo

Le Sorelois Marc-Antoine Cardin n’a participé qu’à une seule course en Formule 1600 cette année. | P. Savard photo

Une seule course. C’est tout ce qu’a eu droit le pilote sorelois de 17 ans, Marc-Antoine Cardin, au Grand Prix de Trois-Rivières au début du mois d’août, en Formule 1600. Le manque de commanditaires a forcé le jeune pilote prometteur à mettre fin prématurément à sa saison.

Cardin pilote depuis l’âge de 8 ans. C’est la première année qu’il se bute à un tel problème financier. Son équipe planifiait de le faire grimper en Pro Mazda aux États-Unis, une série faisant partie de la filière Indy Car.

« On n’a pas réussi à avoir le financement nécessaire pour cette série, alors comme la course me manquait cet été, on a réussi à boucler le financement pour une course, celle de Trois-Rivières. C’est certain que la course me manque, ça me chicote un peu de ne pas être sur la piste. Mais je prends cette année pour boucler le financement et retenter ma chance l’an prochain aux États-Unis », explique Cardin.

Le Sorelois, qui a piloté en Formule 1600 au cours des trois dernières années, a eu passablement du succès au cours de sa carrière. Il a même été sacré recrue de l’année en 2012 et il a terminé 8e au championnat des pilotes la même année, 11e en 2013 puis 3e en 2014.

« Je me suis trouvé un agent qui regarde ça. J’attends, c’est peut-être possible encore pour l’an prochain. Côté pilotage, je ne pense pas être pénalisé si je perds une année », espère-t-il.

L’argent

Le nerf de la guerre est l’argent en course automobile, martèle Marc-Antoine Cardin. « Même en ayant du talent, ce n’est pas assez. On ne peut pas aller plus loin sans commanditaires. »

C’est pourquoi son agent s’occupe maintenant de cogner aux portes pendant qu’il étudie… en mécanique automobile!

« Au Québec, c’est difficile de trouver une compagnie qui veut te commanditer, surtout si tu courses aux États-Unis. Ceux qui veulent te commanditer le font pour t’encourager, mais c’est du donnant-donnant. Ce n’est vraiment pas facile au Québec. Puis aux États-Unis, c’est possible de se faire commanditer, mais c’est difficile puisqu’ils veulent encourager les Américains avant les Canadiens », analyse-t-il.

Même si la recherche de commanditaires n’est pas facile, Cardin ne veut pas se laisser abattre. Il continue d’y croire et espère toujours parvenir aux sommets de la course automobile.

« Si tout fonctionne comme on le veut et qu’on parvient à signer plusieurs partenariats sur plusieurs années, je peux y arriver. C’est encore possible. Mais si ça ne fonctionne pas comme prévu, je devrai peut-être faire une croix sur mon rêve. Par contre, je travaille sur un projet que je ne peux dévoiler pour l’instant, mais je pourrais faire le saut dans une autre série », conclut-il.

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