4 mars 2016
Un journaliste de Saint-Ours lance deux livres en deux mois
Par: Julie Lambert

L’écrivain de Saint-Ours François Harvey trouve jouissif d’avoir l’opportunité d’écrire sur les sujets qui lui plaît. En décembre et janvier, il a présenté deux livres dont les récits sont tirés autant de son imaginaire que de sa carrière journalistique à Radio-Canada.

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Résident de Saint-Ours depuis 1994, l’homme au début de la soixantaine caresse depuis toujours le rêve d’être écrivain. Du plus loin qu’il se souvienne, il éprouve une attirance envers l’actualité et la lecture, confie-t-il.

« Dès que j’ai su lire vers l’âge de six ans, j’étalais le journal par terre. J’étais passionné par l’actualité. J’ai commencé ma carrière de journaliste à 17 ans. On vend notre talent pour des sujets qui ne sont pas nécessairement les nôtres. J’ai souffert de cela longtemps et j’aurais aimé me lancer plus tôt. »

Il a déjà présenté un premier livre Interview avec Dieu en 1997. Récemment, il a récidivé à deux reprises avec un recueil de nouvelles intitulé Sérénades au clair de lune publié en décembre ainsi qu’un roman titré Traquant l’ennemi en janvier.

Entre imaginaire et faits réels

Éditées par les Éditions Présages de Montréal, les deux œuvres incluent de multiples références à la région du Bas-Richelieu, mais également des expériences tirées de son travail comme rédacteur et chef de pupitre.

Plus d’une quarantaine de nouvelles composent Sérénades au clair de lune, mentionne l’écrivain. Les récits mélangent l’imaginaire et les faits réels. Le deuxième livre est plutôt un trailer engagé se déroulant à Saint-Ours.

Citant des expériences professionnelles, dont de fausses images diffusées à Radio-Canada lors de l’annonce de la guerre en Afghanistan en 2001 ou l’histoire d’un collègue refusant d’interroger une mère en détresse après la perte de deux de ses enfants dans un incendie, le journaliste se dit très heureux de pouvoir retrouver sa liberté d’expression.

Il s’implique d’ailleurs dans divers groupes activistes au Québec et écrit des chroniques et des reportages sur sa page Facebook depuis plusieurs années.

« J’ai délaissé l’objectivité et les normes et pratiques journalistiques. Je veux jouir de toute ma liberté pour faire des reportages sur ce que je veux avec le ton que je veux. J’ai repris ma liberté. Il y a un vaste champ dans lequel écrire et je trouve très jouissif de pouvoir le faire », explique-t-il.

Écrivant de 3h à 12h chaque jour, l’écrivain planche actuellement sur plusieurs autres projets, dont un livre pour enfant et un autre roman.

« On n’écrit pas un livre pour la paie. On le fait d’abord pour le plaisir que nous avons à écrire et celui de polir de l’intérieur une œuvre jusqu’à ce qu’elle soit parfaite pour nous. Quand on est créateur, notre premier salaire est le plaisir que nous éprouvons à créer », conclut-il.

Pour se procurer les livres, les gens peuvent se rendre sur la page Facebook de François Harvey Perso ou sur le site Internet de la maison d’édition www.editionspresages.com.

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