19 août 2021
Un footballeur Saint-Oursois poursuit son rêve sur les terrains européens
Par: Alexandre Brouillard

Antoine Laperle évolue aux postes de défenseur gauche et de milieu de terrain. Photo gracieuseté

Depuis le début de son aventure européenne, Antoine Laperle a vécu plusieurs essais professionnels, dont une avec l’Olympique de Marseille. Photo gracieuseté

Après avoir obtenu plusieurs essais avec des clubs professionnels de football européen, le Saint-Oursois, Antoine Laperle, évolue actuellement pour l’Union sportive de Pegomas, dans la région de Cannes, au sud de la France, en division régionale.

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Celui qui a fait ses premières classes dans la Ligue Timbits à Sorel-Tracy roule sa bosse sur le vieux continent depuis l’âge de 16 ans avec comme objectif ultime d’atteindre les meilleures ligues européennes.

« Partir relativement jeune du Québec et quitter ma famille a été une étape assez difficile, admet Antoine Laperle. J’ai toutefois eu la chance d’avoir un bon cercle autour de moi. Arrivée en Europe en bas âge, ç’a forgé mon caractère. C’est certainement une grande étape qui m’a permis de grandir. »

Après s’être aligné dans une équipe locale à Sainte-Victoire-de-Sorel, Antoine a joué avec des formations élites régionales et provinciales. À l’âge de 12 ans, il a quitté la maison familiale pour s’établir à Longueuil afin de fréquenter le Collège français.

À 16 ans, alors qu’il évoluait dans la catégorie AAA, il a ressenti le besoin de s’exiler en Europe pour maximiser ses chances de percer le soccer professionnel. Après quelques mois dans le sud de la France, il est parti avec le Club sénior de Cannet Rocheville qui évoluait en National 3, la porte d’entrée du football professionnel.

« J’ai ensuite rejoint l’Union Sportive de Mandelieu. Après, je me suis engagé avec Pegomas. Il faut dire qu’en National 3, c’est un niveau assez exigeant, qui nécessite beaucoup de déplacements et de sacrifices », détaille-t-il.

Plusieurs essais professionnels

Lors de ses premières années en Europe, celui qui évolue aux positions de défenseur gauche et de milieu de terrain a été affilié à plusieurs équipes de renoms françaises. Parmi celles-ci, on retrouve l’Olympique de Marseille, l’Association sportive de Saint-Étienne, Dijon Football Côte-d’Or et Montpellier Hérault Sport Club.

« Avec Saint-Étienne, il y a eu une réelle possibilité de rejoindre le club. À tel point qu’ils voulaient que j’aille jouer avec Clermont Foot, en deuxième division, pour être plus près d’eux. J’ai réalisé des essais là-bas, mais mon cercle était au sud de la France », explique Antoine.

« Lors de la majorité de mes essais, les entraîneurs me donnaient de bons retours et me disaient que j’étais du même niveau que les gars de la première équipe, ajoute-t-il. Toutefois, pour un joueur étranger, il y a plusieurs contraintes qui rendent très difficile l’accès à la meilleure ligue, dont celle qui limite à trois le nombre de joueurs non originaire de l’Union européenne par équipe. »

Malgré ses expériences hors du commun, le footballeur admet que sa plus grande déception est d’être arrivé relativement tard en Europe. « Le monde du soccer professionnel en Europe est assez nébuleux. On peut monter tellement vite les échelons et les redescendre aussi rapidement. Chaque fois que j’étais invité, j’avais des retours positifs des clubs, mais je n’ai jamais été en mesure de faire mieux que les joueurs déjà établis dans les équipes. Et, c’est ce qu’il faut faire pour se tailler un poste en Ligue 1 », avoue-il.

Bien qu’il n’ait pas encore réussi à se tailler un poste au sein de la meilleure ligue française, l’athlète a eu l’occasion de fouler le terrain avec de grands noms du soccer depuis son arrivée en Europe. « J’ai côtoyé Maxime Lopez et Boubacar Kamara à Marseille. C’était le petit côté glamour de pouvoir côtoyer d’excellents joueurs qui sont aujourd’hui en Ligue 1. C’était assez impressionnant », avoue-t-il.

Au final, Antoine admet que toutes ses expériences l’ont fait grandir. « Elles font partie de mon cheminement qui est rempli de beau et de moins beau, mais qui m’ont amené à une destination dont personne n’aurait pu s’attendre ».

Et le futur?

Durant la pandémie, Antoine était revenu au Québec en attendant que la situation se stabilise. Toutefois, de retour en France depuis le début du mois de juillet, il a eu beaucoup de difficulté à trouver un club. « Au final, j’ai réussi à encore m’entendre avec Pegomas, mais je regarde quand même les options qui peuvent se présenter », précise-t-il.

Maintenant âgé de 23 ans, le jeune homme laisse toutes les portes ouvertes quant à son avenir sur les terrains.

Il ne renonce pas d’emblée à la Première ligue canadienne (CPL), aux universités américaines et même à la Suisse.

« J’étudie actuellement mes options, dont celle de trouver un club de National 3. Le défi reste à clarifier parce que je suis en réflexion concernant ma prochaine étape », conclut Antoine Laperle.

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