3 mai 2017
Un député fédéral rassure les agriculteurs concernant l’ALENA
Par: Sarah-Eve Charland
Des agriculteurs ont rencontré l’adjoint au ministre de l’Agriculture, Jean-Claude Poissant le 30 avril. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Des agriculteurs ont rencontré l’adjoint au ministre de l’Agriculture, Jean-Claude Poissant le 30 avril. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Les exportations sont au cœur des préoccupations des agriculteurs de la région. C’est ce qu’ils ont exprimé au député fédéral de La Prairie et adjoint au ministre de l’Agriculture du Canada, Jean-Claude Poissant, le 30 avril.

« Quels seront les impacts si l’ALENA (NDLR : Accord de libre-échange nord-américain) est annulé? », se sont inquiétés les intervenants présents lors de cette rencontre à la salle Jani-Ber. Quelques agriculteurs, élus et personnes impliquées dans le parti ont répondu présents à l’invitation du député.

« On ne peut pas prévoir l’impact. Pour le moment, tout le monde peut émettre des hypothèses », a affirmé M. Poissant.

Il a tout de même voulu rassurer les invités en soutenant que le premier ministre Justin Trudeau tenait à cet accord. Ce dernier défendra l’accord auprès du président des États-Unis, Donald Trump, qui souhaite déchirer cette entente, a-t-il assuré.

« Nous ne sommes pas les responsables du surplus de lait aux États-Unis. Les États-Unis sont majoritairement exportateurs de produits laitiers. Dans la balance commerciale, les États-Unis sont en profit de 600 M$ par année », a précisé M. Poissant.

Des alternatives à l’ALENA?

« Depuis qu’on est arrivé au pouvoir, les tournées à travers le monde s’amplifient pour aller chercher de nouveaux marchés. Notre voisin du Sud est notre principal marché. Le Canada se montre de plus en plus ouvert à de nouveaux marchés », a-t-il ajouté.

Le producteur de porc et président de la relève du Bas-Richelieu, Pierre Benoit, a soulevé que les producteurs canadiens devaient se conformer à un plus grand nombre de normes qu’ailleurs.

« Des fois, on a de la misère à exporter parce que ça coûte plus cher à produire. Même si ce sont des produits de qualité, c’est la piastre au bout du compte qui change la donne », souligne-t-il.

M. Poissant lui a répondu que certains marchés recherchent ce type de produits. « Il y a des pays qui sont prêts à payer pour de la qualité, comme le Japon et la Chine. Ce sont des pays où il y a de gros marchés.. »

Le gouvernement du Canada souhaite, que d’ici 2025, augmenter de 75 milliards de dollars par année les exportations.

Il a ajouté que le comité permanent de l’agriculture est en train d’étudier le cadre stratégique de l’agriculture canadienne afin d’émettre des recommandations auprès du gouvernement. Cette stratégie vient à échéance en août 2018. Le gouvernement prendra position sur plusieurs points comme le transfert de ferme et la politique alimentaire.

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