7 janvier 2016
Un 31 décembre avec Nez rouge : pas de tout repos!
Par: Sarah-Eve Charland
L’équipe numéro 2 a effectué plusieurs raccompagnements le 31 décembre. À droite, la journaliste Sarah-Eve Charland. | Gracieuseté - Opération Nez rouge

L’équipe numéro 2 a effectué plusieurs raccompagnements le 31 décembre. À droite, la journaliste Sarah-Eve Charland. | Gracieuseté - Opération Nez rouge

L’effervescence était au rendez-vous le soir du 31 décembre à Sorel-Tracy. Elle s’est fait sentir jusqu’à la centrale d’Opération Nez rouge qui a connu l’une des soirées les plus chargées de l’année. Voici le récit de notre journaliste qui a vécu une nuit en tant que bénévole.

Aux côtés de la trentaine de bénévoles qui ont décidé de donner de leur temps en ce réveillon, l’équipe numéro 2 était prête à partir sur les routes dès 20h30. Elle a à peine eu le temps de suivre la courte formation sur les procédures et d’entamer un jeu de société qu’elle a été appelée à faire un raccompagnement.

Dossards enfilés, les coéquipières se sont rendues sur les routes pour effectuer leur raccompagnement, le premier d’un véritable feu roulant qui a duré jusqu’aux petites heures du matin.

La nuit a été ponctuée de belles rencontres. Rires, sourires, anecdotes et générosité; les gens se sont montrés reconnaissant de l’implication des bénévoles qui consacrent leur soirée à l’organisme afin de leur permettre de festoyer.

Les bénévoles ont eu droit à toutes sortes d’histoires. Des personnes, pour la plupart loquaces, très joyeuses à d’autres qui espèrent connaître une meilleure année en 2016.

En tout, l’équipe a fait sept raccompagnements et parcouru les routes de Sorel-Tracy, Saint-Ours, Sainte-Victoire-de-Sorel et Yamaska. Elle a même failli se perdre dans les rangs des villages avoisinants.

Alors que près de 3000 personnes ont observé les feux d’artifice au centre-ville de Sorel-Tracy, les coéquipières ont fait le décompte au sein même de la centrale d’Opération Nez rouge. Il s’en est suivi des accolades entre les bénévoles pour se souhaiter une bonne année.

Le dernier appel a mené l’équipe au centre-ville après la fermeture des bars. Identifiées par un dossard voyant de couleur rouge, les bénévoles se sont fait aborder par plusieurs personnes souhaitant trouver un transport sécuritaire.

Même si les raccompagnements se sont bien déroulés en général, plusieurs personnes qui cherchaient un moyen de transport se sont montrées moins polies aux petites heures du matin. Certains ont voulu nous acheter et d’autres ont lancé les clés en directement des bénévoles.

Les personnes pouvaient attendre jusqu’à une heure et demie pour obtenir un raccompagnement. Les personnes à la centrale ont dû fermer les lignes vers 3h puisqu’elles ne suffisaient plus à la demande. L’organisme a effectué 76 raccompagnements cette soirée-là.

La nuit s’est terminée vers 4h15 pour l’équipe numéro 2, épuisée, mais ayant le sentiment du devoir accompli.

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