19 décembre 2019
Tristan Jussaume récompensé pour ses efforts
Par: Sébastien Lacroix
Le récipiendaire du Méritas Jean-Yves Labonté 2019, Tristan Jussaume est en compagnie du copropriétaire de SPHERIK bike, Dominique Faure et du copropriétaire de PowerWatts International, François Parisien.
Photo Michel Guillemette

Le récipiendaire du Méritas Jean-Yves Labonté 2019, Tristan Jussaume est en compagnie du copropriétaire de SPHERIK bike, Dominique Faure et du copropriétaire de PowerWatts International, François Parisien. Photo Michel Guillemette

Les performances de Tristan Jussaume ont retenu l’attention au cours de la dernière année. Au point où il a été couronné meilleur pistard junior masculin 2019 par la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC).

L’athlète de Contrecœur a ainsi mis la main sur la bourse du Méritas Jean-Yves Labonté d’une valeur de 1500 $ remise par les partenaires officiels de la FQSC, SPHERIK et PwerWatts International.

Au cours de la dernière saison, le porte-couleurs des Dynamiks de Contrecœur a ramené quatre médailles des Championnats canadiens junior sur piste, en avril dernier, dont une d’argent à la poursuite individuelle.

Il a ensuite été médaillé de bronze lors de la poursuite individuelle aux Championnats du monde junior sur piste, à Francfort, en Allemagne, en août. Ce qui lui a valu le Trophée Russ Copeland pour la meilleure performance junior canadienne aux Mondiaux juniors sur piste.

En septembre, il a décroché une médaille d’argent à l’Omnium chez les juniors hommes lors des Championnats québécois sur piste au vélodrome extérieur de Bromont. Toujours sur la scène provinciale, il a également été le champion québécois junior en poursuite individuelle lors des Provinciaux 2019.

« Ce sont mes plus gros résultats à vie. C’est pas mal une de mes plus belles saisons », admet le cycliste qui fait de la compétition depuis déjà une dizaine d’années et qui a livré une allocution afin de remercier ses parents, entraîneurs et la FQSC.

Une nouvelle étape

Le jeune homme s’apprête d’ailleurs à franchir une grosse étape au cours de la prochaine année, alors qu’il fera le saut sur la scène internationale. Au début du mois de décembre, il a signé un contrat avec Aevolo Cycling pour 2020.

Cette équipe continentale aux États-Unis lui permettra de faire le saut au niveau semi-professionnel dans la catégorie senior. Il fera des compétitions aux États-Unis et en Europe, parfois contre des cyclistes de 23 ans et moins, mais également contre des plus vieux.

Comme il en sera à sa toute première année avec la formation, il entrevoit la prochaine saison comme une année d’apprentissage. « Ce sera vraiment difficile de performer. Parce que je vais courir contre du monde pas mal plus vieux que moi. Ce sera donc surtout d’acquérir de l’expérience et de faire de mon mieux », explique-t-il.

Il fera d’ailleurs partie d’une équipe qui concentre ses efforts autour des moins de 23 ans et qui vise à faire du développement. « C’est un peu comme un club-école. C’est une équipe tremplin pour aller encore plus loin dans des équipes professionnelles », indique Tristan Jussaume.

S’il ne cache pas ses ambitions de faire le saut chez les professionnels, le cycliste de Contrecœur ne se met pas trop de pression. « Ce sera le début de ma carrière professionnelle et je vais me laisser deux ou trois ans pour voir. Parce que ça va changer pas mal pour ce qui est du style de courses, note Tristan Jussaume. C’est un objectif à long terme, mais ce sera au cours des prochaines années que je vais vraiment voir si c’est ce que je veux faire. »

S’il prendra surtout part à des compétitions sur route avec Aevolo, il entend tout de même continuer de faire du cyclisme sur piste au cours des prochaines années.

« J’ai mes spécialités autant sur piste que sur route, mais je me rejoins quand même dans les deux cas, mentionne-t-il. Comme ce sont les années olympiques, il y a moins de projets pour des gars comme moi, donc ce sera plus une année sur route. Parce que l’argent de tous les programmes de l’équipe canadienne va pour les Jeux olympiques, pour que les cyclistes soient le mieux préparés possible. Ce qui fait qu’il reste moins de place pour les autres projets. »

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