4 octobre 2017
Surplus de 3 000$ pour l’édition 2017 du Festival de la gibelotte
Par: Jean-Philippe Morin
Le nouveau conseil d'administration du Festival de la gibelotte: Mathieu Gagné, Nicolas Philibert, Gilles Mathieu, Nathalie Salvail, Jean-Pierre Groulx, Stéphane Béland et Jocelyn Mondou. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

Le nouveau conseil d'administration du Festival de la gibelotte: Mathieu Gagné, Nicolas Philibert, Gilles Mathieu, Nathalie Salvail, Jean-Pierre Groulx, Stéphane Béland et Jocelyn Mondou. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

L’organisation du Festival de la gibelotte a annoncé, en assemblée spéciale le 4 octobre, que l’édition 2017 a été profitable. Environ 280 000$ de revenus ont été enregistrés contrairement à 277 000$ de dépenses, donnant un profit de 3 082,76$.

« C’est assez exceptionnel de mettre autant d’efforts et d’arriver au bout avec un profit », a mentionné fièrement le président du Festival, Benoit Lefebvre.

« Nous n’avons eu que de bons commentaires. Ce sont des retombées importantes pour la Ville », ajoute-t-il.

Comme 50 000$ sont toujours à recevoir, il reste encore 47 000$ de dépenses pour payer certains fournisseurs.

Parmi les principaux revenus, il faut noter la vente de bière et de vin (85 331$), qui a été moins élevée que prévu, les organisateurs ayant budgété 135 000$.

Parmi les autres revenus, il y a une subvention de 90 000$ de la Ville de Sorel-Tracy, mais 25 000$ de ce montant ont servi à éponger la marge de crédit. La perte de commanditaires majeurs comme la SAQ et Loto-Québec a aussi fait mal, admet M. Lefebvre, mais grâce à des partenaires locaux, plus de 170 000$ ont été récoltés.

Les spectacles payants de Jean-Marc Parent et Grégory Charles ont été déficitaires, admet Benoit Lefebvre. « Il faudra que le prochain conseil d’administration se penche sur la formule. »

Le président sortant est conscient que plusieurs choses devaient être corrigées, mais obtenir un festival profitable a été épuisant. Malgré tous les efforts des membres du conseil d’administration, qui est devenu un comité organisateur bénévole pour l’édition 2017, une dette de 210 000$ pend toujours au-dessus de leur tête.

Un nouveau conseil d’administration

« Nous sommes tous épuisés. Tous les bénévoles ont travaillé entre 600 et 700 heures sur le festival. Je n’ai pas encore 600 heures à donner en 2018. Je quitte pour trois raisons : mon engagement personnel, mon engagement professionnel et je considère qu’il y a des iniquités dans la facture de services donnée par Ville de Sorel-Tracy. Quand on nous charge 8 heures de travail au Service des communications pour annoncer le Festival sur les panneaux lumineux, de la rédaction de discours ou du balayage de rues, c’est la goutte qui a fait déborder le vase », a commenté M. Lefebvre, qui déplore aussi que le Festival n’a jamais été dans la programmation du 375e.

L’administrateur Daniel Paul en avait aussi gros sur le cœur. « Les gens sont fiers de ce qu’on a réalisé avec le budget qu’on a. Mais on a encore un boulet 210 000$ en dettes. […] Pour avoir un festival rentable et apprécié, il faut que quelqu’un à quelque part nous aide et nous fasse confiance. »

Seuls Nicolas Philibert, Nathalie Salvail et le conseiller municipal Jocelyn Mondou demeurent sur le c.a. Quant aux administrateurs Éric Champagne, Daniel Paul, René Cournoyer et Claude Himbeault, ils ont décidé de quitter. Le vice-président Mario Fortin avait déjà quitté.

Quatre nouveaux administrateurs ont été élus lors de l’assemblée spéciale : Stéphane Béland, Gilles Mathieu, Mathieu Gagné et Jean-Pierre Groulx. Une assemblée générale annuelle aura lieu cet hiver où les autres postes pourront être comblés.

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