30 septembre 2020
Sorel-Tracy encore loin de la zone rouge
Par: Sébastien Lacroix
La directrice de la Santé publique en Montérégie, Dre Julie Loslier, a fait le point sur la pandémie avec les médias, le 29 septembre.
Photo capture d’écran

La directrice de la Santé publique en Montérégie, Dre Julie Loslier, a fait le point sur la pandémie avec les médias, le 29 septembre. Photo capture d’écran

Si la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) passera en zone rouge à compter de jeudi à minuit, la MRC de Pierre-De Saurel et le reste de la Montérégie sont encore loin d’atteindre le palier d’alerte maximale.

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C’est ce qu’a confirmé la directrice de la Santé publique de la Montérégie, Julie Loslier, qui a fait le point sur la pandémie au lendemain du rehaussement de tous les paliers d’alerte au Québec, lundi soir, faisant passer Pierre-De Saurel de la zone jaune (préalerte) à la zone orange (alerte modérée).

« Les indicateurs que j’ai présentement m’indiquent que nous sommes encore loin du palier rouge. Ça peut progresser très rapidement, mais je n’ai pas d’estimations comme quoi ce sera dans les prochains jours, a fait savoir la Dre Julie Loslier, le 29 septembre. Nous ne sommes pas au même niveau de gravité que dans d’autres régions. Nous restons dans un niveau qui est confortable. »

« On n’a pas la situation épidémiologique de Montréal. C’était arrivé avec un certain retard durant la première vague et on se croise les doigts pour que les nouvelles mesures que nous prenons puissent juguler la maladie cette fois-ci », indique celle qui insiste pour que les gens limitent leurs contacts sociaux.

Pour le moment, en dehors de la CMM, le nombre de nouveaux cas demeure effectivement faible en Montérégie comme l’indiquent les chiffres de la semaine du 21 au 27 septembre, dévoilés le 28 septembre. Quelques MRC, dont Pierre-De Saurel, Acton et Jardin-de-Napierville ont même moins de cinq nouveaux cas au cours de la dernière semaine. Ce qui est encore loin d’une « transmission communautaire soutenue ».

Le territoire se retrouve en zone orange en raison de la directive émise par la Santé publique à l’effet que les paliers de partout au Québec ont été rehaussés. Ainsi, toutes les zones qui étaient au jaune à proximité d’une zone rouge sont passées au orange parce que les gens circulent et qu’il y a encore beaucoup de contacts sociaux et professionnels entre les régions.

Pas question de détacher Contrecœur de la CMM

Si elle est bien consciente du prix à payer économiquement pour les municipalités de la CMM, Julie Loslier ne croit pas qu’il serait faisable de mettre certaines portions moins touchées en zone orange, comme la MRC de Marguerite-d’Youville au sein de laquelle se trouve la ville de Contrecœur.

Elle explique que le territoire est trop petit et que la variation du nombre de cas pourrait faire changer la couleur des zones trop rapidement. « C’est une question de stabilité du message et des mesures qui est essentielle, a-t-elle fait valoir. C’est pour ça que nous avons divisé la région en deux. La CMM est un territoire qui est connu et reconnu. »

« Ce n’est pas un découpage qui est parfait. C’est ce qui fait que des décisions ne font pas l’unanimité. (…) Il ne faut pas le voir comme une punition, mais comme d’un levier pour ne pas que la situation se dégrade », ajoute la directrice de la Santé publique de la Montérégie.

Par ailleurs, Dre Loslier a indiqué que des mesures plus restrictives pourraient s’ajouter en fonction de l’évolution du nombre de cas au cours des prochaines semaines. Celles-ci seront prises en fonction du temps d’incubation de la maladie qui est généralement de sept jours. Ce qui fait en sorte qu’il faudra une semaine avant d’en voir les effets.

Dre Loslier a indiqué que la Montérégie compte actuellement 65 éclosions actives, dont 40 % en milieu de travail et 33 % en milieu scolaire.

Pour ce qui est des bars, des restaurants et des salles de spectacles, qui écopent dans les nouvelles mesures plus restrictives du gouvernement, la Santé publique n’a pas de données précises. « Quand c’est dans la communauté, c’est trop complexe de retracer et de trouver le lieu précis de l’infection parce que les personnes ont fréquenté beaucoup de lieux », plaide-t-elle.

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