7 avril 2016
Sorel-Tracy: des citoyens engagés veulent savoir
Par: Louise Grégoire-Racicot
Claude Himbeault a pris la parole, le 4 avril, devant le maire et les conseillers, au sujet du Festival de la gibelotte. | Photo: TC Média - Julie Lambert

Claude Himbeault a pris la parole, le 4 avril, devant le maire et les conseillers, au sujet du Festival de la gibelotte. | Photo: TC Média - Julie Lambert

« Citoyens et citoyennes engagés de Sorel-Tracy », un groupe d’une vingtaine de personnes qu’on dit pour le moment informel et dont on ne connait que le porte-parole, Claude Himbeault, s’est formé récemment afin de discuter ouvertement des divers aspects de la gouvernance municipale soreloise.

Le groupe a déjà tracé une liste de 22 sujets sur lesquels se documenter afin d’en stimuler une administration saine et transparente. De ce nombre : le marché Richelieu, l’Écomonde, le quai numéro 2, la Société de développement économique, le Festival de la gibelotte, l’Agenda 21, le développement du Vieux-Sorel, les fêtes du 375e, etc.

« Nous nous gardons de faire des procès d’intention. Nous cherchons plutôt l’heure juste sur chaque dossier, et ce, sans animosité », précise-t-il.

C’est la tournure qu’ont pris les événements entourant le Festival de la gibelotte qui a stimulé le groupe à se révéler.

« Nous sommes soucieux de l’évolution de la ville et, indépendants d’esprit, nous avons décidé de participer au débat public. Nous voulons analyser et comprendre les enjeux et les défis locaux et régionaux pour au besoin, y apporter notre contribution et nos solutions sous la forme la plus appropriée », définit M. Himbeault.

Le groupe cherchera aussi à identifier tant les menaces potentielles au vivre ensemble, que les opportunités de son développement, ajoute-t-il.

Il faut aussi clarifier les modes de décision et le financement des organismes, lance M. Himbeault. « On veut l’heure juste dans différents dossiers. La population ne sait rien. »

La devise du groupe serait: « Voir loin et large, prévoir tôt, agir vite », lit-on dans ce que l’on peut considérer comme le manifeste du groupe acheminé aux médias régionaux en début de semaine.

Premières manifestations

Les organisations gouvernementales ne détiennent pas le monopole de la conduite des affaires publiques, dit-il, lui qui l’enseigne au Cégep de Sorel-Tracy où il est consultant et formateur.

Son groupe veut agir comme un chien de garde de la démocratie. Il s’est notamment manifesté lors de la période de questions de l’assemblée régulière du conseil municipal sorelois réclamant des réponses sur le Festival de la gibelotte.

« Préoccupés d’avenir, nous voulons aussi endiguer le déclin démographique de notre ville, nous attarder aux questions liées au développement socio-économique et à l’amélioration de notre qualité de vie. Le tout sans négliger tous les aspects de rigueur budgétaire. »

Le maire réagit

Appelé à commenter la naissance de cette nouvelle formation citoyenne, le maire Serge Péloquin se dit satisfait que des citoyens s’impliquent plus à fond dans la vie municipale.

« On ne peut être contre le fait que des gens veuillent s’impliquer dans le but que la Ville aille de l’avant. On en voudrait même plus. Que des citoyens le fassent dans le but de créer un forum politique en prévision de l’élection de 2017, c’est différent. Dans leur cas, ce n’est pas clair », réagit le maire Serge Péloquin.

Mais, poursuit-il, il fait confiance à l’intelligence des citoyens pour voir la différence entre les différentes motivations qui animent ce groupe. Et de rappeler aussitôt qu’il rencontre lui-même plein de citoyens, au hasard de ses sorties personnelles informelles ou de rencontres plus formelles d’organismes et de représentation.

« Je parle beaucoup avec les gens qui me soulignent différents dossiers qui les préoccupent. Je suis près de mon monde, d’autant que je suis peu au bureau, très souvent sur le terrain et je ramène ces préoccupations et dossiers des gens au bureau pour qu’on tente de trouver les solutions qui les régleraient », spécifie-t-il.

Que ces dossiers émanent d’un groupe organisé ou pas, il leur accorde toujours la même attention. « Ils savent bien qu’ils n’ont pas à prendre le micro. »

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