10 novembre 2017
Sept policiers entendus dans une affaire de pornographie juvénile
Par: Sarah Elisabeth Aubry
Stéphane Houde a été accusé de possession et de production de pornographie juvénile en septembre 2013.  |  © Photo: Archives

Stéphane Houde a été accusé de possession et de production de pornographie juvénile en septembre 2013. | © Photo: Archives

Le procès du Sorelois Stéphane Houde, accusé de possession et distribution de pornographie juvénile, s’est poursuivi pour une deuxième journée le 9 novembre, au palais de justice de Sorel-Tracy. Sept témoins ont été appelés à la barre par la Couronne.

La procureure de la Couronne, Me Marieke Sabeh, a fait témoigner sept policiers de la Sûreté du Québec pour démontrer le rôle de chacun dans le dossier, leur implication et leur travail. Me Annie Francoeur, l’avocate de la défense, les a pour sa part contre-interrogés.

L’homme de 56 ans écoutait attentivement dans la salle, sans réagir, les différents témoins parler tour à tour. Il est en liberté pendant les procédures judiciaires.

L’arrestation

Le 13 septembre 2013 en soirée, Stéphane Houde s’est fait arrêter par des policiers vers 19h20. Ils avaient un mandat afin de procéder à une perquisition dans la demeure de l’accusé.

Au moment de son arrestation, M. Houde semblait atterré, déboussolé et sans mot, ont exprimé les différents policiers durant le procès. Selon les témoins, M. Houde avait bien compris ses droits. L’accusé aurait spécifié aux policiers, lors d’un transport, qu’ils ne trouveraient rien et qu’il n’y avait rien à trouver. Il n’a démontré aucune résistance à répondre aux questions durant l’interrogatoire.

Des objets saisis

L’agente responsable de la perquisition a témoigné que quatre clefs USB ont été retrouvées en plus de sous-vêtements, d’objets érotiques et des documents manuscrits dont des dessins à caractère sexuel dans un bas de laine. Une carte SD provenant d’un appareil photo a été saisie pour en vérifier le contenu. Du matériel informatique comme un ordinateur portable et une tablette se trouvant dans le véhicule de l’accusé ont aussi été amenés au poste.

Un autre policier a fait part qu’une centaine d’images représentant des jeunes garçons de moins de dix ans dans des positions explicites ont fait partie de la perquisition.

Les fichiers trouvés dans la demeure ont été transmis au support technologique dans le but d’analyser, copier, traiter et extraire les données. La spécialiste a effectué la classification du matériel. Certaines photos représentent de la pornographie juvénile selon les policiers, ce qui a été admis par l’avocate de M. Houde. D’autres photos ont fait l’objet de discussions entre les avocats à savoir s’il s’agissait de la pornographie juvénile.

La troisième journée de ce procès se tiendra le 24 janvier prochain. À ce moment, la défense pourra faire entendre ses témoins.

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