8 septembre 2020
Saluer ses bénévoles
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Trois hockeyeurs qui ont fait leurs premières classes sportives à Sorel-Tracy – Marc-André Fleury, Anthony Beauvillier et Nicolas Aubé-Kubel – participent aux séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey. Ce qui fait la fierté du maire Serge Péloquin. Comme la mienne.

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Quand j’entends la description d’une joute où l’on mentionne les bons coups de ces joueurs, cela me fait toujours un petit velours! Difficile de ne pas être chauvine. Mais pour qui prendre quand Aubé-Kubel et Beauvillier jouent l’un contre l’autre? C’est une autre paire de manche!

Voilà ces joueurs, peut-être sans le savoir ou le vouloir, devenus des ambassadeurs pour nous et sûrement des bougies d’allumage pour de plus jeunes sportifs. Ils donnent de la région l’image d’un milieu qui permet à ses jeunes de faire leur chemin dans la vie!

Tout cela parce qu’on peut compter sur le bénévolat sportif au cœur du développement d’athlètes. En effet, plein de gens – instructeurs, entraineurs, membres des conseils – donnent du temps chaque semaine pour leur sport. Ils doublent ainsi l’impact de la nécessaire disponibilité dont font preuve les parents. Voilà qui en dit long sur la capacité de notre région de bien encadrer les progrès de ses jeunes athlètes. Et cela dans plus d’un sport!

Certes, ces trois hockeyeurs ont dû éprouver très tôt cette ambition de devenir des professionnels de leur sport, suivant la voie tracée par les Mondou et Beauchemin. Mais ce n’est pas nécessaire que ce soit le cas de tous.

Tous trois ont su persévérer. Certainement que leurs premiers entraineurs du hockey mineur sorelois les avaient remarqués et ont su leur donner conseils et avis qui les ont aidés à se développer et les ont motivés à continuer. C’est là une richesse de notre région que ces bénévoles qui acceptent de consacrer temps, énergie et connaissances à ces jeunes.

D’où toute l’importance qu’on les appuie en leur fournissant des infrastructures et équipements adéquats et bien entretenus pour permettre à ceux qui le désirent de vivre des expériences athlétiques stimulantes. Et cela ne vaut pas seulement pour le hockey, mais pour toutes les disciplines!

Aussi, si on n’est pas soi-même bénévole sportif, il est de notre responsabilité collective de soutenir ces bénévoles en n’hésitant pas à appuyer des projets d’infrastructures déposés par nos élus, s’ils reposent sur des arguments sérieux et transparents et répondent bien aux besoins régionaux.

De même les municipalités doivent faciliter leur formation continue et surtout créer des moments où témoigner à ces personnes si aidantes notre reconnaissance pour leur présence, leur patience, leur souci de montrer, de motiver à se réaliser.

Un premier consensus

Même si on ne connaît ni les modalités, ni la tournure que cela prendra, les conseillers de la MRC ont résolu unanimement de consacrer la moitié des redevances versées par le parc éolien au développement économique. Le préfet Gilles Salvas avait dit vouloir en arriver là, lors du colloque du 27 août dernier. Il a tenu parole. Voilà un premier pas d’une longue série, souhaitons-le.

Il est encore trop tôt pour conclure au succès du colloque. Mais on peut croire que la volonté commune d’arriver à un consensus semble meilleure!

Évidemment, cette décision s’est discutée à huis clos. On ne sait donc pas qui a plaidé quoi. Mais cela importe peu si, en bout de ligne, on arrive à mettre en place tous les éléments essentiels à favoriser une relance qui ne sera pas qu’un feu de paille.

L’argent est sur la table. À qui confiera-t-on ces rennes et surtout quelles orientations les élus signifieront-ils? Et quelle place se réserveront-ils par la suite dans cette démarche? C’est à voir!

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