3 février 2021
Saint-Roch-de-Richelieu aura une nouvelle caserne de pompiers
Par: Alexandre Brouillard

En 2021, la nouvelle caserne de Saint-Roch-de-Richelieu s’installera au 859, rue Principale. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La municipalité de Saint-Roch-de-Richelieu a acheté la propriété au 859, rue Principale à l’aide d’un emprunt d’environ 1 M$ afin d’y aménager une nouvelle caserne pour son Service des incendies. Cette acquisition s’inscrit dans le cadre d’un projet de réaménagement des bâtiments municipaux, qui prévoit également la vente de l’actuel garage municipal pour le relocaliser dans la vieille caserne de pompiers à côté de la mairie.

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Le 15 décembre dernier, alors que le conseil municipal de Saint-Roch-de-Richelieu annonçait son budget pour l’année 2021, il émettait son intention d’investir près de 500 000 $ dans la construction de la caserne du Service des incendies grâce à une subvention gouvernementale de 65 %. Quelques semaines plus tard, la municipalité procédait à l’acquisition du terrain ainsi que du bâtiment situé sur la rue Principale, actuellement occupé par l’entreprise Maxxera, au montant de 977 287 $ afin d’y aménager une caserne moderne.

« Cet achat nous permettra d’avoir une caserne moderne située sur la rue Principale qui répondra aux besoins actuels et futurs. Par le fait même, nous rapatrions le garage municipal juste à côté de la mairie. Le projet avait été présenté dans notre budget 2021 et jusqu’à maintenant, il semble bien perçu par les citoyens », soutient Alain Chapdelaine, maire de Saint-Roch-de-Richelieu.

« Nous allons tout simplement adapter l’intérieur de la bâtisse aux besoins d’une caserne moderne. On peut penser aux casiers et même aux sèche-boyaux », ajoute le maire Alain Chapdelaine.

Le réaménagement des bâtiments municipaux comprendrait aussi la vente du garage municipal, alors qu’un groupe d’investisseurs dont fait partie le président de Maxxera, Dominique Feuiltault, aurait signalé leur ferme intention de l’acquérir en signant une promesse d’achat.

Peu d’impact sur les taxes des citoyens

Plusieurs détails concernant les coûts restent toutefois à être réglés. La municipalité souhaite financer certains montants admissibles à l’aide du Programme Réfection et construction des infrastructures municipales (RÉCIM). « Les montants admissibles sont basés sur la valeur municipale du bâtiment [859 rue Principale]. Nous prévoyons donc recevoir un montant d’environ 490 000 $ du programme RÉCIM. Le montant exact sera connu dans quelques mois, lorsque la municipalité aura complété toutes les informations à transmettre au ministère », explique Reynald Castonguay, directeur général de Saint-Roch-de-Richelieu.

Par ailleurs, puisque le montant exact octroyé par le programme RÉCIM n’est pas encore connu, le règlement d’emprunt de près de 1 M$ est actuellement assujetti aux personnes habiles à voter ayant le droit d’être inscrites sur la liste référendaire de la municipalité. « En principe, ce règlement ne serait pas assujetti aux personnes habiles à voter si nous connaissions aujourd’hui le montant reçu par le programme RÉCIM. C’est particulier, mais le ministère recommandait à la municipalité de ne pas prendre de chance et d’utiliser la procédure des personnes habiles à voter dans le cas de ce règlement d’emprunt », précise M. Castonguay.

Après l’obtention de la subvention du RÉCIM, la municipalité estime devoir débourser entre 400 000 $ et 500 000 $ pour son nouveau bâtiment du Service des incendies. Toutefois, ce montant sera revu à la baisse après la vente du garage municipal au prix d’environ 300 000 $, qui a déjà une promesse d’achat. Au final, la municipalité devra débourser environ 200 000 $ pour sa nouvelle caserne.

« Nous avons la lettre du ministère qui confirme que notre demande est reçue et que nous sommes admissibles. C’est donc dire que nous aurons une caserne moderne à prix assez faible. Nous allons investir afin de rendre le bâtiment conforme aux normes des casernes d’incendie. Si tout va bien, nous pourrons déménager la caserne d’ici la fin de l’été 2021 », conclut le directeur général.

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