12 octobre 2016
« Pour en arriver là, il a travaillé très fort »
Par: Jean-Philippe Morin
Anthony Beauvillier a été sélectionné en première ronde par les Islanders de New York en 2015. | Photo TC Media – Samuel Duranceau-Cloutier

Anthony Beauvillier a été sélectionné en première ronde par les Islanders de New York en 2015. | Photo TC Media – Samuel Duranceau-Cloutier

Président du hockey mineur à Sorel-Tracy pendant 10 ans, René Cournoyer n’est nullement surpris de l’accession d’Anthony Beauvillier à la Ligue nationale de hockey à l’âge de 19 ans. Son entraîneur au niveau pee-wee AA, Sébastien Smith, non plus.

À lire aussi, la nouvelle version du texte incluant ses commentaires: Anthony Beauvillier perce l’alignement des Islanders

De 1997 à 2007, M. Cournoyer était aux premières loges pour assister aux prouesses de Beauvillier dans le hockey mineur. Dans les rangs novice et atome, il dominait déjà ses pairs, explique-t-il.

« Je suis très fier de lui! Il a toujours été combatif, agressif. C’est un honneur pour notre ville que des gars comme ça persévèrent et accèdent au plus haut niveau. Et ce n’est pas parce qu’il est 6’3’’, on s’entend. Il a dû travailler fort même s’il n’était pas le plus grand », commente l’ex-président de l’Association du hockey mineur du Bas-Richelieu.

Même son de cloche pour son entraîneur au niveau pee-wee AA avec les Voyageurs du Richelieu, Sébastien Smith, qui a été son coach pendant une saison.

« Ça a toujours été un p’tit gars qui se défonce chaque fois qu’il embarque sur la glace. Il est très explosif, travaillant et déterminé. Tout ça jumelé au talent, ce n’est jamais mauvais ensemble. Il peut changer une partie à lui seul. Pour lui, c’était l’équipe d’abord et avant tout », souligne-t-il, en ajoutant que Beauvillier était très réceptif à chaque consigne malgré son jeune âge.

Sorel-Tracy bien représentée

Anthony Beauvillier devient ainsi le troisième hockeyeur originaire de Sorel-Tracy à patiner sur une glace de la Ligue nationale de hockey cet automne, avec Marc-André Fleury des Penguins de Pittsburgh et François Beauchemin de l’Avalanche du Colorado.

Avec 50 000 habitants à Sorel-Tracy et ses environs, le prorata est plutôt excellent, constate René Cournoyer, qui a aussi vu patiner le Sorelois Pierre Mondou avec les Canadiens dans ses belles années.

« Notre ville a toujours été une ville de hockey. On a eu du junior majeur avec les Éperviers, du midget AAA, etc. Les jeunes se sont associés à ça. Anthony Beauvillier n’a peut-être pas connu cette époque, mais il a vu son frère devant lui travailler très fort et ça l’a poussé. Beauchemin, Fleury, Mondou et Beauvillier ont non seulement du talent, mais ils aiment le hockey et ils ont persévéré. Ce sont avant tout des travaillants et ils ont eu de bons parents pour les supporter », conclut M. Cournoyer.

image