8 février 2017
Pont Sorel-Tracy–Lanoraie : des députés déposent une motion
Par: Jean-Philippe Morin

Quatre députés (Benoit Charette de la CAQ, Sylvain Rochon du PQ, Manon Massé de Québec Solidaire et le député indépendant Claude Surprenant) se sont unis pour faire adopter, par l’Assemblée nationale, une motion demandant au gouvernement d’étudier tous les projets de construction d’un pont reliant Sorel-Tracy et Lanoraie.

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Cette motion est une initiative de la Coalition Avenir Québec et du député Benoit Charette. Il n’y a eu aucun débat sur cette motion.

« La question qu’il faut se poser, c’est si ce projet est viable. Il faut aller au fond des choses pour en avoir le cœur net […] », soutient le président du comité d’action local de la CAQ dans Richelieu, Jean-Bernard Émond. « Le gouvernement doit collaborer en fournissant rapidement les différentes informations permettant de bonifier les études de faisabilité », ajoute-t-il.

« C’est un pas de plus dont nous pouvons nous réjouir », a souligné Sylvain Rochon, rappelant que l’idée d’un tel pont reliant les deux rives fait rêver depuis longtemps. « La croisade menée pendant des années par le maire de Saint-Joseph-de-Sorel, Olivar Gravel, puis par Jean-Yves Landreville, est maintenant reprise et les espoirs ravivés. Mais pour que ce rêve devienne un projet réalisable, plusieurs questions doivent être élucidées par des études rigoureuses. »

Le promoteur, Luc Poirier, a ressuscité ce rêve, l’a dépoussiéré et lui a donné l’allure d’un projet auquel les gens sont de plus en plus nombreux à croire, ajoute M. Rochon. « Un projet ambitieux qui mérite toute notre attention », affirme le député. « Mais il faut d’abord que soient clarifiées des questions qui ne l’ont pas été entièrement jusqu’à maintenant: des questions environnementales, techniques et économiques. Il y a notamment cette condition, posée par le promoteur, sur laquelle il fait désormais reposer la concrétisation du projet: que le gouvernement s’implique en consacrant annuellement, à cette infrastructure opérée par le privé, les deniers publics qu’il consacre annuellement au traversier. »

« Ce projet permettrait de redynamiser la région, ajoute M. Émond. On en a de besoin. Et on ne se le cachera pas, le traversier n’est pas suffisant et a amené des problématiques assez importantes au cours des dernières années pour la population, notamment lors de la grève à la Société des traversiers. C’est inacceptable que des gens perdaient 4 heures par jour puisqu’ils devaient utiliser le pont-tunnel La Fontaine à Montréal ou le pont Laviolette à Trois-Rivières. Trouvons une solution digne du 21e siècle! »

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