28 mai 2020
Paul Caplette reçoit un prix pour son blog
Par: Sébastien Lacroix
Paul Caplette a rédigé plus de 270 billets dans Le Bulletin des agriculteurs.
Photo tirée de Twitter/ACRA

Paul Caplette a rédigé plus de 270 billets dans Le Bulletin des agriculteurs. Photo tirée de Twitter/ACRA

Un agriculteur de la région fait partie des lauréats de l’édition 2019 des Prix Moïse-Cossette qui ont été attribués au début du mois de mai par l’Association des communicateurs et rédacteurs de l’agroalimentaire (ACRA). Il s’agit de Paul Caplette qui tient le blog « profession agriculteur » pour Le Bulletin des agriculteurs.

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Celui qui exploite la Ferme Bellevue, à Saint-Robert, avec son frère, s’est vu décerner un prix dans la catégorie « court article/blog pour le Web » pour son texte intitulé « Profession empoisonneur? » publié en février 2019.

On se souviendra qu’à ce moment-là, un débat très polarisant faisait rage à propos du glyphosate contenu dans le Roundup, un herbicide quasi incontournable pour les agriculteurs qui posait des questions sur l’environnement et la santé. Puisque ses résidus se retrouvent dans l’eau et plusieurs aliments.

Le tout dans la saga de Louis Robert, un agronome congédié par le gouvernement du Québec, pour avoir lancé des alertes et de nombreux reportages dans les médias à propos du Roundup. Sans compter l’ouverture d’un nouveau procès aux États-Unis accusant le produit d’être cancérigène.

Bref, l’agriculture était en quelque sorte au banc des accusés. Paul Caplette a pris la plume pour lancer son cri du cœur et remettre les pendules à l’heure. « Je me sens mal compris, accusé d’empoisonneur dans le seul but de faire du profit », commence-t-il son billet pour Le Bulletin des agriculteurs.

Celui qui fait partie d’un projet pilote sur la réduction des pesticides, avec plus de 125 agriculteurs qui cultivent environ 25 000 hectares, convient que de « retrouver 2 microgrammes de glyphosate dans l’eau, c’est déjà trop, mais si on se compare à l’Ontario qui se retrouve dans la zone 10 à 15 microgrammes par litre et les États-Unis avec plus de 200 microgrammes par litre (…) on se console. »

Il continue son raisonnement qu’il qualifie de « caricatural » en soulignant que pour être équitable, éliminer les pesticides veut aussi dire s’alimenter uniquement de produits certifiés bio Québec, manger ce qu’on produit ici, s’organiser avec ce qu’on a (comme l’ont fait nos grands-parents) et ne pas donner de passe-droit pour les épiceries et les restaurants.

« Plus de déversement d’égout des villes dans les cours d’eau, poursuit-il. On veut un Québec propre. Fini l’épandage des boues urbaines qui contiennent de l’AMPA (glyphosate) sur nos sols. Les citadins pourront alors les épandre dans leurs propres jardins, jardins communautaires et terrassements. »

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