1 avril 2021
Projet d’usine de substrat à Saint-Roch-de-Richelieu
Pas un deuxième Conporec, assure le directeur de Champag
Par: Katy Desrosiers

Le directeur général de Champag, Agnesh Marsonia, assure que la firme GKGi n’est pas responsable des problèmes dans le projet de Conporec. Photo gracieuseté

L’entreprise Champag a embauché la firme GKGi afin de la soutenir dans ses démarches auprès du ministère de l’Environnement pour son projet de production de substrat à Saint-Roch-de-Richelieu. Comme la firme avait également été embauchée par Conporec, des citoyens craignent de revivre la même histoire, ce que le directeur de Champag dément.

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Le groupe de citoyens « Stoppons l’usine de Champag à Saint-Roch-de-Richelieu » croit qu’avec cette firme derrière le projet, l’usine de Champag sera la prochaine Conporec.

« Après le beau projet exposé au ministère de l’Environnement, après les belles promesses faites aux élus et aux citoyens/citoyennes de la région de Sorel-Tracy que cette entreprise n’allait pas dégager aucune odeur désagréable, force est de constater que tout cela s’est avéré être une grande supercherie », avance le groupe, dans un communiqué.

Le directeur général de Champag, Agnesh Marsonia, rectifie le tir.

« GKGi, c’est une personne, Carl Genois. Il fait des démarches pour le ministère de l’Environnement. Si c’était mal géré (Conporec) et qu’il y avait des problèmes, ce n’est pas sa faute. La seule chose qu’il peut contrôler, c’est faire une rencontre avec le ministère de l’Environnement pour s’assurer que les normes sont suivies. S’il y a un problème avec les citoyens, c’est Conporec qui est responsable », affirme M. Marsonia.

Il précise que le rôle de la firme est de procéder aux analyses nécessaires et d’assurer que l’entreprise a tous les permis demandés par le ministère de l’Environnement. Elle peut lui recommander d’autres firmes si jamais des travaux doivent être faits pour se conformer.

Peu de développements cette année

Les prochains mois serviront à terminer des analyses entre autres sur l’eau et regarder l’emplacement actuel pour s’assurer que le bâtiment puisse être agrandi si le besoin se présente. Par exemple, concernant les études pour les odeurs, il peut s’écouler jusqu’à 16 mois pour l’analyse.

« Ça devient plus difficile avec les banques à cause des délais et des projections que j’avais pour la ferme. Notre fournisseur de substrat avait d’autres clients et il avait prévu, au départ, qu’on ne serait plus là dans deux ans parce qu’on commençait le projet ici. Mais avec les délais, il faut que j’achète encore d’eux et mes profits commencent à descendre. […] Juste en transport, je sauverais chaque année presque 1,7 M$ », mentionne M. Marsonia, en ajoutant qu’il poursuit justement la municipalité de Saint-Roch-de-Richelieu pour ces délais qui lui causent une perte financière.

Le substrat provient actuellement de l’Ontario et avec la chaleur l’été, une partie n’est pas utilisable une fois rendu au site de production des champignons à Verchères.

Agricole ou industriel?

Alors que le groupe de citoyens contre le projet a interpellé la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour savoir si le projet est de nature industrielle ou agricole, M. Marsonia affirme avoir eu la confirmation avant le début du projet qu’il était bien agricole. « Je n’ai jamais compris pourquoi la Ville n’a jamais consulté la CPTAQ pour voir si c’était agricole ou non. Elle a gaspillé deux ou trois années pour avoir le même résultat que c’était toujours admissible », évoque-t-il.

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