27 avril 2015
« On est les dindons de la farce » – Michel Lefebvre, dg
Par: Sarah-Eve Charland
Directeur général de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Michel Lefebvre | TC Média - Sarah-Eve Charland

Directeur général de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Michel Lefebvre | TC Média - Sarah-Eve Charland

Une centaine d’enseignants sont venus exprimer leur désaccord face aux propositions patronales dans le cadre des négociations de la convention collective au conseil des commissaires. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Une centaine d’enseignants sont venus exprimer leur désaccord face aux propositions patronales dans le cadre des négociations de la convention collective au conseil des commissaires. | TC Média - Sarah-Eve Charland

« Comment peut-on gérer l’organisation sans en connaître les paramètres? », s’inquiète le directeur général de la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy, Michel Lefebvre, en dénonçant l’absence de directives du ministère de l’Éducation.

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« Comment peut-on gérer l’organisation sans en connaître les paramètres? », s’inquiète le directeur général de la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy, Michel Lefebvre, en dénonçant l’absence de directives du ministère de l’Éducation.

Lors du conseil des commissaires du 21 avril dernier, M. Lefebvre a tenu à dénoncer « l’improvisation ministérielle et ses impacts sur la gestion de la commission scolaire. » À cette date, il ne connaissait toujours pas les orientations du ministère sur la fusion des commissions scolaires, ni sur le budget de l’organisation pour la prochaine année.

« Les décisions du ministère ne sont jamais claires. On devient les dindons de la farce quand on prend des décisions », a-t-il déclaré.

La CS travaille à l’élaboration des plans organisationnels et d’effectifs. Ils devront être adoptés en conseil en mai.

« On doit faire des choix avec des données qu’on a et avec des orientations qui ne sont pas claires. On va devoir adopter nos plans en mai, mais on pourrait avoir des surprises. Il sera alors trop tard. C’est très inquiétant », a-t-il souligné.

Un avenir flou

La CS a appris qu’elle aurait probablement des compressions budgétaires, qu’il y aurait une fusion avec Saint-Hyacinthe et que le conseil des commissaires pourrait être amené à disparaître.

« Des actions pourraient déjà être entreprises. Mais on ne peut pas tant et aussi longtemps qu’on ne sait pas si la fusion aura lieu. Comment puis-je m’assoir avec le conseil pour prendre de grandes décisions alors qu’il pourrait disparaître en septembre 2016? », a-t-il déploré.

M. Lefebvre souhaite ramener le débat sur la place de l’éducation au Québec sur la place publique. « Est-ce que l’éducation est prioritaire? Je ne crois pas que ce soit le cas pour l’État. »

Si la Commission scolaire reçoit les orientations du ministère trop tard, elle aura moins d’un an pour les mettre en œuvre, déplore-t-il.

« On sait où on s’en va, mais on ne sait pas si l’argent va suivre. Les élèves fréquentent nos écoles pendant des années. Je ne comprends pas pourquoi on n’est pas capable d’avoir une vision qui va plus loin qu’un an », a-t-il conclu.

Pour maintenir les services tels qu’ils sont, la CS aurait besoin d’une augmentation du budget de 3 M$ tous les ans.

Les enseignants interpellent les commissaires

Les enseignants continuent leur combat pour obtenir de meilleures conditions de travail dans le cadre du renouvellement de convention collective. Plus de 100 enseignants se sont présentés au conseil des commissaires le 21 avril dernier.

La présidente du Syndicat de l’enseignement du Bas Richelieu, Sonia Éthier, a dénoncé les propositions patronales déposées à la table des négociations.

« Les propositions telles quelles à la table de négociation ne sont pas acceptables. On veut déchirer notre convention collective d’un bout à l’autre. Il faut que la partie patronale comprenne qu’on va continuer jusqu’au moment où elle abandonnera ses offres qui n’ont pas de sens », s’est-elle exclamée devant les élus de la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy.

Elle a énuméré plusieurs offres de l’employeur qu’elle juge méprisantes envers les enseignants, dont l’augmentation de la tâche, l’augmentation du ratio dans les classes et l’augmentation de l’âge admissible à la retraite à 62 ans.

Les enseignants avaient apporté les thermotâches qu’ils avaient utilisés lors de leur manifestation au carré Royal le 23 mars dernier. Ils ont comptabilisé sur les thermotâches les heures qu’ils font au-delà de 27 heures. Selon la convention collective actuelle, les enseignants travaillent 23 heures en classe et 4 heures pour des tâches complémentaires.

Le président de la CS, Denis Rajotte a répondu à Mme Éthier. « On reçoit vos demandes. Ça va me faire plaisir de transmettre le message. Je suis certain qu’il y aura une belle entente. Selon moi, l’éducation est la base de la société. »

La convention collective a pris fin le 31 mars dernier.

Près de 80% des élèves de Contrecoeur continueront à étudier à Sorel-Tracy

Près de 80% des élèves de Contrecœur continueront leur scolarité dans l’une des écoles secondaires à Sorel-Tracy l’année prochaine.

En juin 2014, la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy a appris que les élèves de Contrecœur seront scolarisés dès 2015-2016 à Varennes, par la Commission scolaire des Patriotes.

Contrecœur fait partie du territoire de la CS des Patriotes. L’école la plus près de Contrecœur est située à Varennes, soit l’école le Carrefour. Jusqu’à récemment, il n’y avait pas assez d’espace pour accueillir tous les élèves dans cet établissement.

Les élèves qui avaient commencé leur cursus scolaire à Sorel-Tracy ont la possibilité de terminer leur diplôme dans la même école. Après de multiples démarches pour garder les élèves sur son territoire, la CS de Sorel-Tracy a comptabilisé 166 élèves inscrits pour l’année 2015-2016 sur une possibilité de 206.

Vingt-six ont choisi la CS des Patriotes. Onze suivront leurs études dans une autre commission scolaire et trois n’ont pas répondu.

Les 53 élèves de 6e année du primaire à Contrecœur commenceront automatiquement leur scolarité à Varennes.

La CS de Sorel-Tracy reçoit 6000$ par élève en financement. Il s’agit donc d’une perte de financement de 240 000$. À long terme, la perte s’élèvera à 1,4 M$.

Le tarif des services de garde demeure à 7,30$

Les parents utilisant les services de garde à l’école ne verront pas la facture augmenter à 8$. Ce sont du moins les indications que la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy a reçues dans une missive envoyée par le ministère le 22 avril dernier.

Le tarif des services de garde en milieu scolaire devait augmenter de 7,30$ à 8$ par enfant le 1er avril dernier. L’objectif de cette mesure du gouvernement du Québec était de dégager des économies pour atteindre l’équilibre budgétaire.

La CS a appris que le gouvernement couperait le financement de 0,70$ par enfant régulier par jour, soit la différence des coûts. N’ayant pas les moyens de combler le manque à gagner de 30 000$, elle avait décidé d’augmenter le tarif.

Toutefois, quelques jours avant la mise en vigueur de la nouvelle mesure, le gouvernement a envoyé un communiqué demandant aux commissions scolaires de ne pas augmenter le tarif avant l’adoption du budget.

Une autre missive a été envoyée le 22 avril pour confirmer que le tarif demeurait au statu quo pour l’année en cours. La CS ne saît pas encore quel sera le tarif pour l’année 2015-2016.

La Commission scolaire appuie le parc éolien Pierre-De Saurel

La Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy a voté une résolution en appui au projet de parc éolien au conseil qui s’est tenu le 21 avril dernier.

Le président de la CS, Denis Rajotte et la vice-présidente, Sylvie Labelle, ont été invités à une présentation du projet donné par les gestionnaires la semaine dernière.

Ils ont par la suite présenté la résolution aux commissaires. Mme Labelle a d’ailleurs demandé aux élus de se prononcer.

« On doit prendre position politiquement. Je pense que la région a besoin d’être dynamisée. Je pense que la CS doit abonder dans ce sens. »

La commissaire Chantal Brais s’est toutefois questionnée sur le rôle de la CS dans le dossier. « Je ne connais pas le dossier suffisamment pour me prononcer. Je ne crois pas que ce soit le rôle de la CS. »

Après quelques minutes de discussion, la commissaire Lise Lalancette en a fait la proposition pour adopter la résolution à laquelle tout le conseil s’est ralié.

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