29 avril 2016
Neuf mois de prison pour le complice et concepteur du drone
Par: Sarah-Eve Charland
Charles Poliquin a conçu le drone qui a été utilisé pour tenter d’introduire de la drogue à la prison de Sorel-Tracy. | Glovatskiy

Charles Poliquin a conçu le drone qui a été utilisé pour tenter d’introduire de la drogue à la prison de Sorel-Tracy. | Glovatskiy

Le complice d’un conspirateur ayant mis sur pied une opération visant à faire entrer de la drogue à la prison de Sorel-Tracy avec un drone, Charles Poliquin, a écopé de 9 mois de prison, le 29 avril, au palais de justice de Sorel-Tracy.

La juge Louise Leduc a accepté la suggestion commune présentée par le procureur de la Couronne, Cimon Sénécal, et le procureur de la défense, Réal Quintal, devant l’accusé qui a accepté le jugement en larmes.

Charles Poliquin, qui a respecté ses conditions de remise en liberté depuis le début des procédures, avait plaidé coupable à des chefs d’accusation de complot et de trafic de stupéfiants en novembre 2015 au même moment que Jonathan Payeur, l’instigateur du crime. Ce dernier a écopé, quant à lui, de 18 mois de prison le 3 novembre 2015.

Filmés en flagrant délit

Les deux complices avaient été arrêtés en novembre 2014 à Saint-Jérôme. Ils avaient tenté de faire passer des substances à l’intérieur de l’enceinte de la prison de Sorel-Tracy à l’aide d’un drone en mai 2013.

Pour une raison inconnue, le drone s’est écrasé. Selon la preuve, une caméra vidéo installée sur l’appareil a capté l’image des deux individus dans une voiture à l’extérieur de la prison en train de planifier une opération pour y faire entrer de la drogue.

La caméra de l’appareil a été retrouvée sur le toit du centre de détention et 156 grammes de cannabis se situaient tout près. Ce sont les agents correctionnels qui ont récupéré l’appareil au sol.

Jonathan Payeur était le chauffeur du véhicule lors de cette journée. Charles Poliquin était le concepteur du drone.

Un accusé sur le droit chemin

Malgré plusieurs facteurs aggravants, Me Sénécal a également fait mention de plusieurs facteurs atténuants, dont la collaboration de l’accusé, sa prise de conscience de la gravité des actes et son processus de réhabilitation, ce à quoi a acquiescé la juge Louise Leduc.

Charles Poliquin a écouté attentivement la juge. Il a accepté sa sentence, les larmes aux yeux. Sa famille se retrouvait également dans la salle.

« Je tiens à dire que l’individu qui a commis les infractions en 2013 n’est plus le même que celui que je sentence aujourd’hui. Il a fait du chemin. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour sa réhabilitation. Il y a beaucoup d’émotion dans la salle d’audience. Je suis sensible à ça, surtout à la conscientisation de l’accusé », a affirmé la juge.

Jugeant la suggestion commune raisonnable, elle a ordonné une peine de prison de 9 mois ainsi que trois ans de probation. « Si je peux souhaiter à un détenu qu’il persévère, c’est bien à vous », a-t-elle conclu avant que l’accusé ne soit menotté par les agents correctionnels.

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