13 février 2020
Marie-Josée Riverin dévoile son premier roman Les pièces tombées
Par: Katy Desrosiers

L’auteure Marie-Josée Riverin a grandi à Sorel-Tracy. Photo Tayaout-Nicolas

Marie-Josée Riverin lance son premier roman Les pièces tombées le 12 février. Photo gracieuseté

L’auteure Marie-Josée Riverin lance son premier roman, Les pièces tombées après l’avoir peaufiné sur plusieurs années. L’ouvrage portant sur l’histoire d’un couple et de leur femme de ménage était au départ son mémoire de maîtrise.

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Marie-Josée Riverin, originaire de Chicoutimi, a grandi à Sorel-Tracy. Elle a étudié au Cégep de Sorel-Tracy avant de se diriger à l’Université du Québec à Montréal pour réaliser un baccalauréat en littérature et une maîtrise en création littéraire.

« J’ai déposé mon mémoire en 2015 et j’ai continué de travailler sur le projet pendant quelques années avec l’intention de le publier. J’ai trouvé la maison d’édition XYZ à l’automne 2018. C’est un long processus quand même », mentionne l’écrivaine, qui a réalisé une cinquantaine de modifications majeures pendant la rédaction.

Son livre est divisé en trois parties. Chacune d’elle est racontée par un des personnages principaux.

« C’est un couple distant. Leur relation est caractérisée par la distance et la difficulté de communication. Lui, de son côté, travaille à domicile et il est toujours enfermé dans son bureau. À un moment, il décide de faire appel à une femme de ménage. Il rencontre cette jeune fille avec qui il n’aura pas une relation plus authentique qu’avec sa conjointe. Il y aura des murs entre eux, les murs du bureau, mais aussi avec un deuxième sens », explique-t-elle.

Dans les deux premières parties, les lecteurs apprendront à connaître la jeune femme de ménage au travers les yeux de l’homme et de la femme. Dans la troisième partie, ils découvriront qui elle est vraiment.

« J’ai joué avec les différentes perspectives, ce qu’on croit qu’un personnage est à première vue. […] L’intrigue est assurée par les différents dévoilements. La femme de ménage a une espèce de curiosité plus ou moins saine pour ce couple-là », ajoute la romancière.

Loin de la littérature romantique

Mme Riverin assure que son premier bouquin s’éloigne de ce qu’on appelle la chick lit ou les romans de comédie sentimentale.

« J’ai beaucoup travaillé l’écriture, le style, la forme. Ça va intéresser les personnes qui aiment la littérature et qui sont sensibles à l’écriture de l’auteur. […] J’ai travaillé les trois voix de façon différente. Ils n’ont pas nécessairement le même rythme, le même vocabulaire. Il va y avoir des textures différentes pour chacun des personnages », souligne-t-elle.

Pour le rédiger, elle s’est inspirée d’observations et d’anecdotes de son entourage. Cependant, les personnages sont créés de toute pièce et l’histoire est assez loin de son vécu.

Une question de persévérance

Poursuivre l’écriture du projet après toutes ces années a été un défi. « On change d’intérêt des fois et c’est de persister avec les mêmes personnages, les mêmes histoires. Un moment donné, je suis contente que ce soit terminé, même si j’ai aimé être dans cet univers-là », lance celle qui a travaillé pendant près de six ans sur le livre.

Elle se considère chanceuse d’être tombée sur une maison d’édition avec laquelle elle entretient une bonne collaboration.

Le livre a été lancé lors d’une soirée en formule 5 à 7 à la librairie Gallimard à Montréal, avec son entourage, le 12 février. Après, il est maintenant disponible en librairie.

L’auteure travaille aussi sur de nouveaux projets et aimerait éventuellement publier un recueil de nouvelles.

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