26 novembre 2020
Louis Plamondon dépose un projet de loi pour protéger la gestion de l’offre
Par: Jean-Philippe Morin

Les producteurs laitiers, nombreux dans la MRC de Pierre-De Saurel, pourront bénéficier d’un tel projet de loi proposé par Louis Plamondon s’il était accepté. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le Bloc Québécois et l’UPA s’associent pour réclamer l’adoption du projet de loi C-216 déposé par le député de Bécancour–Nicolet–Saurel Louis Plamondon afin de protéger la gestion de l’offre advenant de futures négociations commerciales.

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Ils demandent également au gouvernement libéral de tenir ses promesses et de verser aux producteurs et aux transformateurs les compensations promises pour les concessions faites dans la gestion de l’offre lors des derniers accords commerciaux.

« […] Grâce à ce projet de loi, le gouvernement fédéral ne pourra prendre d’engagements, par traités ou par ententes en matière de commerce international, qui aurait pour effet d’affaiblir la gestion de l’offre », a déclaré le député de Bécancour–Nicolet–Saurel, Louis Plamondon.

Selon le Bloc Québécois, c’est près de 10 % de part de marché que les producteurs et les transformateurs ont perdu au change avec l’Accord de partenariat transpacifique (PTPCG), l’Accord économique et commercial global (AECG) et l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), et ce, seulement pour le secteur laitier, un vecteur d’économie important dans la région.

« Uniquement pour les producteurs laitiers, ce sont des manques à gagner permanents de l’ordre de 450 M$ par année que les concessions leur coûtent. Pour l’ensemble des productions et de la transformation sous gestion de l’offre, on est clairement au-dessus du demi-milliard de dollars. Jusqu’à présent, seuls les producteurs laitiers ont touché un premier versement pour les concessions faites dans les deux premiers accords. Ça veut dire que tous les autres n’ont rien reçu encore », a ajouté le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’agriculture, Yves Perron.

Le Bloc demande donc de verser immédiatement le second chèque pour l’année 2020 aux producteurs laitiers, de planifier les montants du reste de leurs compensations pour la durée de l’entente, de négocier les modalités de concession avec les autres secteurs sous gestion de l’offre et de protéger le système de gestion en appuyant le projet de loi C-216 du Bloc Québécois.

« […] Nous continuerons sans relâche à questionner le gouvernement, et à mettre la pression nécessaire pour que les compensations soient finalement budgétées et octroyées, telles que promis. Il en va de la survie de notre modèle agricole », a conclu le parrain du projet de loi, Louis Plamondon.

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