16 novembre 2015
L’homme accusé d’exhibitionnisme a été libéré
Par: Sarah-Eve Charland
Denis Lapointe a été libéré sous plusieurs conditions. | TC Média - Archives

Denis Lapointe a été libéré sous plusieurs conditions. | TC Média - Archives

Denis Lapointe, accusé d’exhibitionnisme, a été remis en liberté le 9 novembre au palais de justice de Sorel-Tracy par le juge Denys Noël qui a qualifié la preuve de la Couronne de « menue ».

L’accusé, nu, aurait tenté d’attirer l’attention d’une jeune fille qui circulait à pied, à travers la fenêtre de sa résidence le 30 octobre vers 8h. La Sûreté du Québec a arrêté l’homme vers 13h la journée même.

Les policiers ont découvert qu’il utilisait un cellulaire lui permettant de naviguer sur Internet. Il brisait ainsi ses conditions de remise en liberté pour un autre dossier en cours en lien avec des contacts sexuels sur un enfant de moins de 14 ans.

« La garantie qu’il vous offre est la même que dans le premier dossier. Cette garantie ne me rassure aucunement. Rappelons qu’il s’agit de deux infractions en matière sexuelle avec de jeunes enfants », a plaidé l’avocat de la Couronne, Cimon Sénécal.

De son côté, l’avocate de la défense, Annie Francoeur, a affirmé que M. Lapointe ne représente pas un danger pour la société. « Il n’a aucun lien de connaissance avec la victime. Il a été collaborateur. Un public bien informé comprendrait votre décision. »

Le juge Denys Noël a finalement tranché en faveur de la défense. « La force de la preuve est l’une des choses que je regarde. Cette fois-ci, elle vous est favorable parce qu’il y a un doute sur l’identification de l’accusé », a-t-il dit en s’adressant à M. Lapointe.

L’homme a été identifié grâce à l’adresse fournie lors de la déposition par la jeune fille qui aurait aperçu l’homme nu devant sa fenêtre. Il s’agit de la seule preuve fournie au juge pour prendre sa décision.

Il a été remis en liberté le jour même sous plusieurs conditions, soit la remise d’une caution de 1500$, l’interdiction de posséder tout appareil permettant l’accès à Internet, l’interdiction de prendre contact avec la présumée victime et d’être en présence d’un mineur.

Toute une frousse pour la famille de la présumée victime

Pour la mère de la présumée victime, cette expérience a été bouleversante. Bien qu’elle soit consciente du peu de gravité de cet acte, elle se montre inquiète.

« Peu importe le chemin à emprunter pour aller à l’école, ma fille doit passer devant cette maison. Est-ce qu’il y a eu d’autres événements du même genre, mais que les enfants ne parlent pas? J’espère que ça va inciter d’autres personnes à dénoncer », mentionne-t-elle en précisant que cet événement a eu des impacts sur le quotidien de la famille.

« Ma fille souffre d’anxiété. J’avais réussi à la convaincre qu’il ne pouvait rien lui arriver et voilà que cela se produit. Depuis, elle a fait plusieurs crises d’anxiété. »

M. Lapointe reviendra devant la Cour le 16 novembre.

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