15 mars 2018
L’ex-directeur général de Sainte-Anne-de-Sorel, Luc Papillon, arrêté par l’UPAC
Par: Jean-Philippe Morin

Luc Papillon a été arrêté le 15 mars. (Photo : gracieuseté/Journal La Revue de Terrebonne)

L’ex-directeur général de Sainte-Anne-de-Sorel de 1992 à 1999 et ex-attaché politique de Sylvain Simard au début des années 2000, Luc Papillon, a été arrêté ce matin par l’Unité permanente anti-corruption (UPAC) en lien avec un présumé système frauduleux de partage de contrats municipaux.

L’homme originaire de la région, qui aurait commis ses frasques comme directeur général de Terrebonne, a été arrêté en même temps que l’ex-chef de cabinet du maire, Daniel Bélec, l’entrepreneur Normand Trudel et l’ingénieur Jean Leroux. L’ex-maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille faisait l’objet d’un mandat de recherche pour corruption et abus de confiance, mais il a été arrêté quelques heures plus tard à son chalet.

Luc Papillon, qui était DG adjoint depuis le début des années 2000 avant de devenir DG de Terrebonne en décembre 2013, aurait bénéficié de voyages avec sa conjointe, toutes dépenses payées par des entrepreneurs. Il aurait effectué un voyage à Punta Cana, en République dominicaine, en 2004, 12 voyages à Las Vegas entre 2005 et 2012 ainsi qu’un voyage à Fort Lauderdale en 2006.

Luc Papillon a travaillé comme inspecteur municipal de 1988 à 1992 à la Ville de Sorel-Tracy avant de devenir directeur général de Sainte-Anne-de-Sorel en 1992, et ce, jusqu’en décembre 1999. Il est par la suite devenu attaché politique du député Sylvain Simard au début des années 2000 avant de faire un court séjour dans une firme privée. Il est ensuite devenu directeur général adjoint à Terrebonne.

En octobre 2016, il a été temporairement retiré de ses fonctions de DG de Terrebonne en raison de l’enquête de l’UPAC. Son contrat a été officiellement résilié en juin 2017. Le conseil municipal de Terrebonne a entériné une entente, signée le printemps dernier, qui lui permet en ce moment d’empocher 350 000$ étalés sur deux ans. Cette indemnité correspond à 24 mois de salaire, après quoi il bénéficiera de son régime de retraite en 2019. Mais avec cette arrestation, la Ville de Terrebonne entreprendra les démarches afin de récupérer l’argent.

« Je suis content finalement d’avoir inclus dans les ententes d’indemnités de Daniel Bélec et Luc Papillon une clause de remboursement en cas d’arrestation », a mentionné Stéphane Berthe, ex-maire de Terrebonne par intérim à l’automne 2017, en entrevue le 15 mars au journal La Revue de Terrebonne.

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