28 août 2015
Les professeurs du Cégep de Sorel-Tracy en mode action
Par: Sarah-Eve Charland
Une cinquantaine d’enseignants ont manifesté à relais le 1er avril 2015 devant le Cégep de Sorel-Tracy pour dénoncer la stagnation des négociations de la convention collective. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Une cinquantaine d’enseignants ont manifesté à relais le 1er avril 2015 devant le Cégep de Sorel-Tracy pour dénoncer la stagnation des négociations de la convention collective. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Tranquillement, mais sûrement, les professeurs du Cégep de Sorel-Tracy comptent bien se faire entendre afin de faire avancer les négociations de leur convention collective qui stagnent depuis six mois.

La rentrée en classe s’est déroulée le 17 août dernier. Dès le lendemain, les professeurs ont décidé de perturber la journée pédagogique. En plus d’arriver plus tard le matin, ils ont pris des pauses allongées et ont quitté leur poste vers 11h30.

Pour le moment, les actions n’ont pas touché le déroulement des cours. Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Sorel-Tracy (SEECST) a aussi refusé de remettre quelques paperasses administratives.

« Pour le moment, c’est ce que nous avons décidé. Il va y avoir une gradation dans les actions », affirme le président du syndicat, Serge Péloquin.

À la mi-septembre, le Syndicat prévoit organiser une assemblée générale où les membres devront se positionner sur un vote de grève.

« Le Front commun va nous demander de prendre position. Si la grève est adoptée, on a sept jours pour avertir l’établissement. Par la suite, toutes les activités seront annulées. D’ici le vote, il peut y avoir d’autres mobilisations », ajoute-t-il.

Des négociations stagnantes

Les représentants du syndicat sont en négociation depuis près de six mois. Une trentaine de rencontres ont eu lieu avec des représentants du Conseil du trésor sans que les négociations avancent, raconte M. Péloquin.

« Ils font semblant de négocier. Il n’y a aucune décision prise. Ils font passer le temps », explique celui qui craint de voir le scénario de 2005 se répéter. Le gouvernement avait imposé un décret. « Ça ressemble pas mal à 2005. »

Le Syndicat demande, entre autres, un rattrapage salarial par rapport au domaine privé et moins de précarité pour les enseignants. Environ 40% des enseignants sont à statut précaire.

La convention collective arrivait à échéance le 31 mars 2015.

Le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a refusé de commenter le dossier.

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