17 juillet 2018
Les poules en milieu urbain encore marginales à Sorel-Tracy
Par: Julie Lambert

Le nombre de citoyens possédant des poules urbaines demeure marginal à Sorel-Tracy. (Photo : Julie Lambert)

Même si le règlement permettant d’avoir des poules en milieu urbain est en vigueur depuis 2015, les citoyens de Sorel-Tracy sont encore peu nombreux à avoir un poulailler dans leur cour arrière. Les adeptes de ce mouvement québécois n’y voient que des bénéfices, comme la diminution de leur empreinte écologique.

L’urbaniste au Service de planification du développement urbain de la Ville de Sorel-Tracy, Jean-Philippe Bellerose, mentionne qu’on a enregistré, au cours des trois dernières années, un total de 15 permis pour la garde de poules en milieu urbain.

« Cela reste encore assez marginal dans la région. Le règlement n’a pas subi de changements depuis son adoption. Les gens suivent le règlement qui permet un maximum de quatre poules. Nous nous étions basés sur la réglementation dans d’autres municipalités qui permet entre quatre et six poules. Nous n’avons pas eu de problèmes depuis sa mise en place, mais le conseil travaillera sur certains ajustements au cours des prochains mois », mentionne-t-il.

La conseillère municipale du quartier Pierre-De Saurel, Dominique Ouellet, a chapeauté le projet-pilote qui a eu lieu dans son secteur en 2015. Le projet avait été mis en place pour répondre au désir de citoyens.

Elle souligne que le projet se porte bien et croît lentement. À la suite de certains commentaires de citoyens, le conseil municipal procédera prochainement à une modification concernant les distances avec les bâtiments accessoires comme les cabanons, les piscines et les clôtures séparant les résidences.

« On ne nous a pas signalé de problèmes avec le voisinage, mais on nous a demandé de faire quelques ajustements. La distance de 2 mètres avec tous les bâtiments accessoires limitait les citoyens parce que cela rendait impossible d’installer le poulailler quelque part. Nous allons probablement voir à le conserver seulement pour les limites entre les maisons voisines afin de ne pas nuire à la cohabitation », explique-t-elle.

Un animal de compagnie

Le projet avait été mis sur pied il y a trois ans pour répondre à la demande de certaines familles qui souhaitaient avoir accès à des œufs frais, mais également répondre à plusieurs autres besoins, souligne la conseillère municipale.

« Il y a plusieurs raisons qui poussent les gens à le faire comme le souci écologique puisque tous les aliments qu’on jette dans le bac brun peut être donnés aux poules. Plusieurs enfants sont également allergiques aux poils, mais pas aux plumes. C’est donc une façon pour eux d’avoir un animal à la maison et aussi de responsabiliser les enfants à des tâches », mentionne Mme Ouellet.

Ces raisons ont convaincu la direction de l’Association de la déficience intellectuelle région de Sorel (A.D.I.R.S.) de se munir de trois poules qui sont installées dans la cour arrière de ses locaux sur le chemin des Patriotes. Le poulailler a été offert gracieusement par la conseillère municipale Dominique Ouellet qui souhaitait aider l’organisme.

« On avait déjà eu un lapin auparavant, explique la directrice de l’A.D.I.R.S, Julie Trudeau. Une de nos employées avait des poules et il était nécessaire d’avoir quelqu’un qui connaît l’animal pour que nous soyons en mesure d’en prendre soin correctement. Nos objectifs étaient de les utiliser avec nos participants comme moyen de détente et pour gérer le stress. Cela allait aussi dans notre désir d’avoir un espace extérieur écologique et de détente », conclut-elle.

Nombre de permis émis pour des poules en milieu urbain à Sorel-Tracy

2016 5

2017 6

2018 (à ce jour) 4

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