21 février 2017
Les pompiers seront premiers répondants dès l’automne
Par: Louise Grégoire-Racicot
L’urgence fait partie du rythme de travail des pompiers, qu’ils soient appelés sur les lieux d’un incendie ou d’un accident de la route. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

L’urgence fait partie du rythme de travail des pompiers, qu’ils soient appelés sur les lieux d’un incendie ou d’un accident de la route. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

Une vingtaine de pompiers du Service de sécurité incendie de Sorel-Tracy seront désormais formés pour intervenir dans les cas d’arrêts cardio-respiratoires, de réactions allergiques graves ou de trauma.

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Il leur faudra cependant suivre une formation sur mesure de premiers répondants. Une formation de 32 heures, dispensée par une école spécialisée, alors qu’ils sont en devoir.

C’est ce qu’a autorisé, en assemblée régulière le 20 février, le conseil municipal de Sorel-Tracy.

« C’est un service additionnel qui cadre bien avec notre mission de sauver des vies », explique le directeur du service, Carl Woods.

Le service sera dispensé tant à Sorel-Tracy que dans les municipalités desservies par Sorel-Tracy: Sainte-Anne-de-Sorel, Sainte-Victoire-de-Sorel, Saint-Joseph-de-Sorel et Saint-Robert.

Les pompiers devront auparavant être certifiés par le Centre intégré de Santé et Services sociaux (CISSS) Montérégie-Est, assure M. Woods.

« Nous avons déjà acheté l’an dernier un camion qui permet ce genre d’intervention. Il faudra acheter des équipements, établir des protocoles avec les paramédics avec qui nous travaillerons à compter de l’automne prochain. »

Les 20 pompiers affectés à la caserne du secteur Tracy seront formés pour offrir ce service. Deux pompiers par quart de travail l’intégreront à leurs activités quotidiennes.

« Nous n’étions pas obligés d’offrir ce service, mais de plus en plus le font au Québec. C’est une tendance forte et nos pompiers le souhaitaient. On a cru bon l’intégrer à nos services actuels parce que cela fait partie de notre mission et de nos objectifs. »

Peu de déboursés

La Ville aura peu à débourser pour implanter le service, affirme M. Woods. Elle recevra 10 000$ de Québec pour compléter la formation de ses pompiers et acheter le matériel nécessaire à la dispense du service. Puis 2000$ par année pour remplacer des équipements et assurer la compétence des répondants.

« Ce sont les pompiers en devoir qui assumeront le service, ce qui n’affectera pas la somme des salaires versés pour le déployer », ajoute M. Woods.

Ainsi les pompiers seront appelés, en même temps que les paramédics, dans les cas où il y a risque de mort. « S’ils arrivent sur les lieux de l’appel avant les ambulanciers, ils pourront stabiliser le patient en attendant qu’ils soient pris en charge par les paramédics. Nous sommes formés pour intervenir en cas d’urgence. Voilà un projet nouveau qui s’ajoute à la collaboration à établir avec les intervenants médicaux. »

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