3 mars 2020
Les femmes prennent leur place dans le monde de l’entrepreneuriat
Par: Jean-Philippe Morin

Sylvain Dupuis est le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Sorel-Tracy. Photo Philippe Manning

Dans la région, nombreuses sont les femmes qui se lancent en affaires. À la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST), elles représentent 40 % des membres. Selon le directeur général Sylvain Dupuis, peu de chambres de commerce de la même proportion au Québec comptent autant de femmes parmi leurs rangs.

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Il y a officiellement 192 femmes sur 520 membres. Le conseil d’administration, composé de 12 personnes, compte huit femmes.

Depuis près de deux ans, la Chambre de commerce organise des 5 à 7 exclusivement réservés aux femmes entrepreneures.

« Il y a souvent des entreprises que c’est un couple. Des fois, c’est le gars qui est membre, mais la femme vient à Entrepreneuriat au féminin. C’est elle qui s’implique. Mais elles ne sont pas comptées dans les 192 », souligne M. Dupuis.

Lors de ces soirées, il n’est pas rare qu’il y ait au moins 85 femmes.

« Ça permet de faire un réseautage différent. La Chambre de commerce permet aux entreprises d’être moins seules par toutes les activités de réseautage et Entrepreneuriat au féminin, ça fait partie de ça », souligne Sylvain Dupuis.

Certaines sont devenues membres après avoir assisté à une de ces soirées.

Aussi, le fait d’avoir des femmes sur le conseil d’administration permet, selon lui, d’avoir une incidence positive sur les propositions d’événements s’adressant à tous les membres afin qu’ils soient encore plus représentatifs.

Le directeur de la CCIST affirme qu’à sa connaissance, ce type d’événement réservé aux femmes n’existait pas ailleurs. Cependant, il note un intérêt pour recréer ce type de soirées.

« On est en 2020. L’entrepreneuriat appartient aux deux sexes. […] Les femmes s’impliquent dans leur milieu, développent un réseau. Ce n’est pas un attribut réservé aux hommes, c’est un attribut qui appartient aux gens d’affaires. […] On ne pratique pas la sectorisation, mais plutôt l’intégration complète. Dans les activités où c’est ouvert à tous, on est probablement 50-50  », mentionne M. Dupuis.

Et le marché?

Sylvain Dupuis remarque que de plus en plus de femmes s’impliquent en entrepreneuriat, même au niveau du secondaire et du cégep. À la CCIST, les deux postes jeunesse du conseil d’administration ont été comblés par des femmes. Il constate aussi un bon nombre de femmes qui prennent la relève d’entreprises.

Pour ce qui des salariées dans des postes de gestion, il croit qu’il pourrait y en avoir plus.

« À candidature égale, la femme peut être choisie alors qu’à une certaine époque, on ne se mentira pas, la compagnie engageait l’homme. Aujourd’hui, je pense que les opportunités sont ouvertes pour tous, mais est-ce qu’il y en a assez [de femmes]? Non. Est-ce qu’il pourrait y en avoir plus? Oui », souligne-t-il.

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