20 octobre 2015
Les défis à relever de Jean-Christian Clément
Par: Louise Grégoire-Racicot
Le mandat de Jean-Christian Clément est d’un an. | Photo TC Média - Pascal Cournoyer

Le mandat de Jean-Christian Clément est d’un an. | Photo TC Média - Pascal Cournoyer

Jean-Christian Clément a été élu président de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy, par ses pairs, le 7 octobre dernier.

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Sorelois d’origine, M. Clément connait de longue date les chambres de commerce, s’étant impliqué comme administrateur dans la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie. Devenir président de celle de Sorel-Tracy faisait partie des projets qu’il caressait.

Lui-même a fondé une entreprise, il y a cinq ans et l’a installée dans la région il y a deux ans avec sa conjointe et associée, la sommelière Geneviève Thibault. Les Celliers Klément inc. est une entreprise spécialisée dans la fabrication et l’aménagement de caves à vin et de celliers.

Se serrer les coudes

La Chambre vit des changements, note-t-il. Elle a recruté de nouveaux entrepreneurs, plus jeunes. « Et elle doit répondre à leurs besoins, les aider à trouver les façons de se démarquer, les outiller pour qu’ils aillent plus loin », résume-t-il.

Les outiller, c’est notamment leur dispenser des formations, organiser des activités de réseautage qui faciliteront la croissance de leur entreprise.

« La Chambre a besoin de ce mélange de jeunes entrepreneurs audacieux et dynamiques autant que de la sagesse de ceux qui les ont précédés et qui, progressivement, laissent leur place à la relève. Ce qui fait la force de notre équipe », analyse-t-il.

Ce faisant, il participera, croit-il, à la rétention des talents dans la région. « La Chambre travaillera notamment avec le CLD et le Carrefour jeunesse-emploi au développement de la région. On doit se serrer les coudes, sachant fort bien que la compétition que nous vivons n’est pas locale, mais vient de l’extérieur de la région. »

Il veut permettre au plus grand nombre de vivre des activités de réseautage, des occasions de rencontres essentielles pour mettre en lumière leur expertise, mieux connaître qui fait quoi, favoriser les échanges entre entrepreneurs. « C’est d’ailleurs pour ces raisons que plusieurs deviennent membres de la Chambre », analyse M. Clément.

« Quand nous sommes revenus dans la région pour nous rapprocher de la famille, j’y ai croisé des gens qui, comme nous, sont revenus travailler ici ou fonder leur entreprise. La Chambre cherche ainsi à favoriser l’émergence et la croissance de petites entreprises, voire de microentreprises », explique-t-il.

« La Chambre est en quelque sorte un organisme de développement économique à caractère social qui tient compte aussi des réalités socioéconomiques de notre milieu. »

Mais elle n’en sera pas désincarnée. Au contraire, précise-t-il. « Elle vivra des activités à caractère plus social, comme la guignolée des affaires. Auprès des gens d’affaires, elle les outillera pour mieux communiquer avec leurs clients sur des plateformes Internet par exemple et ainsi combattre les fuites commerciales importantes enregistrées depuis moult années. »

Réunir plus de gens d’affaires

Selon son directeur général Marcel Robert, la Chambre de commerce aimerait rejoindre plus de gens d’affaires

Il y a longtemps que la Chambre de commerce a dû tenir une élection pour compléter son conseil d’administration, dit son directeur général Marcel Robert, comme ce fut le cas cette année. Mais il souhaite vivement que la Chambre rallie la moitié des gens d’affaires de la région.

Malgré ce renouveau qui s’amorce, la chambre compte à peu près toujours 400 membres.

« Il serait avantageux que l’on se rende à 600 sur les 1250 commerçants et entrepreneurs de la région susceptibles de trouver intérêt à y être. Cela nous donnerait une masse critique qui ajouterait beaucoup de poids à notre représentativité. »

Le membership actuel a quand même de quoi réjouir tous ceux qui, depuis des années, tenaient le fort, note-t-il. Comme c’est le cas dans bien des organisations.

« Nous avons plusieurs membres de moins de 35 ans qui ont le goût de passer à l’action. Et c’est ce que je leur dis: on devient membre d’une chambre pour aider son entreprise oui, mais surtout pour contribuer à dynamiser son milieu. »

Cela doterait aussi la Chambre des moyens financiers de ses ambitions. D’organiser plus d’activités et d’offrir plus de services, dit-il. « On ne vit pas de l’air du temps. On est à la cenne tout le temps. Les cotisations coûtent 160$ par membre par année. Avoir un budget plus élevé de 50% nous donnerait une marge de manœuvre plus grande pour ajouter ressources et services favorables au développement de nos membres. »

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