2 octobre 2015
Les candidats médusés par des questions sur leur circonscription
Par: Louise Grégoire-Racicot
Seul Louis Plamondon a obtenu 60% pour l'ensemble des réponses  données aux questions posées, à la maniere d'un quizz ,portant sur la circonscription Bécancour-Nicolet-Saurel.. Claude Carpentier et Nicolas Tabah suivent avec 53%. Corina Bastiani et Yves Laberge ont obtenu respectivement 27% et 13%. | Photo du tableau publié dans l'édition du 2 octobre du journal La Voix.

Seul Louis Plamondon a obtenu 60% pour l'ensemble des réponses données aux questions posées, à la maniere d'un quizz ,portant sur la circonscription Bécancour-Nicolet-Saurel.. Claude Carpentier et Nicolas Tabah suivent avec 53%. Corina Bastiani et Yves Laberge ont obtenu respectivement 27% et 13%. | Photo du tableau publié dans l'édition du 2 octobre du journal La Voix.

Le Journal a voulu, cette semaine, vérifier les connaissances plus pointues que les candidats ont de la réalité de la circonscription, ses caractéristiques et son histoire. Ils se sont prêtés avec amusement à ce quizz constitué de 15 questions en répondant, sans consulter qui que ce soit, ni même Internet. Mais ils ont été souvent inquiets de la justesse de leurs réponses et du résultat global qu’ils obtiendraient.

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Réactions des candidats pendant le quizz

@S:Louise Grégoire-RacicotLes questions posées aux candidats sur la circonscription qu’ils espèrent tous représenter à Ottawa les a fait parfois sursauter.

Malgré son omniprésence dans le comté, Louis Plamondon, ne devance que de quelques points les candidats libéral et néo-démocrate, Claude Carpentier et Nicolas Tabah. Deux aspirants qui parcourent le comté depuis un an pour le premier et depuis huit mois pour le second.

Tous les candidats ont eu de la difficulté à répondre aux questions concernant la région de Nicolet-Bécancour.

Quant à Corina Bastiani (Parti vert) et Yves Laberge (Parti conservateur), derniers arrivés dans la campagne, ils n’ont pu donner que quelques bonnes réponses. Ils spécifient que ce n’est que depuis quelques semaines qu’ils sont sur le terrain, plus occupés à rencontrer les gens qu’à lire sur la circonscription.

Autre constat: seul M. Laberge commence tout juste à fréquenter la région. Les autres y ont grandi, souvent travaillé ou comme Louis Plamondon, y habitent depuis des lunes. Leur appartenance est d’abord à Sorel-Tracy. Et leur connaissance du milieu s’y limite plus.

Fait à remarquer, aucun n’a eu une note mirobolante. Ils connaissent plus les enjeux du comté que des données sur son profil. Par exemple, seul Claude Carpentier connaissait l’âge moyen de ses habitants. Les autres les vieillissaient encore plus.

Pour ce qui est du nombre d’habitants de la circonscription, ils avaient en tête l’ordre de grandeur, mais pas le chiffre exact. Ces données sont publiées par Élections Canada tout comme celles concernant le nombre de municipalités et l’âge moyen des électeurs.

Tous les candidats ont aussi hésité à nommer les grands employeurs de la MRC de Pierre-De Saurel. Le nom de Rio Tinto Fer et Titane leur venait vite à l’esprit. Seul Louis Plamondon a trouvé rapidement les autres réponses. Ces collègues ne pensaient pas spontanément à la Commission scolaire ou au centre hospitalier.

Pour eux, les employeurs viennent surtout du secteur privé. Alstom et les Forges de Sorel sont revenus dans les réponses.

Les candidats ont tous observé que le territoire agricole est important dans la MRC et qu’il pouvait représenter jusqu’à 80%. Loin du 91,25% que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) reconnaît.

Seule question où tous ont répondu correctement et sans hésiter: les 103 îles qui forment l’archipel des îles de Sorel!

Mais aucun n’a su dire ce que signifie Wôlinak en français. Autre surprise: seul M. Plamondon a su identifier les maires des principales villes du comté. Trois des cinq candidats ne savaient pas non plus qui sont les deux députés provinciaux de cette circonscription.

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