13 septembre 2018
Les candidats aux élections ont débattu sur l’agriculture
Par: Sarah-Eve Charland

Trois des quatre candidats de la circonscription de Richelieu ont répondu à l'invitation de l'UPA qui a organisé un débat dédié au monde agricole. (Photo : Gracieuseté)

Ce qui devait s’avérer un débat sur les enjeux agricoles de la région s’est plutôt transformé en échanges entre des agriculteurs et les candidats aux élections provinciales dans la circonscription de Richelieu. Trois candidats aux élections ont écouté les préoccupations des agriculteurs le 12 septembre à Saint-Robert.

Les candidats du Parti québécois, Sylvain Rochon, de la Coalition Avenir Québec, Jean-Bernard Émond et du Parti libéral du Québec, Sophie Chevalier ont participé à ce débat.

« Concernant les dossiers régionaux, c’était assez décevant. Certains étaient plus ou moins au courant des réalités entourant le milieu agricole. J’ai volontairement changé la formule parce que je savais qu’ils n’étaient pas tous au même niveau de connaissance sur l’agriculture », affirme en entrevue le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) Richelieu-Yamaska, Sylvain Joyal.

Le député sortant de Richelieu, Sylvain Rochon, s’est démarqué puisqu’il chapeaute notamment le dossier des agriculteurs situés dans la baie Lavallière.

« Il travaille sur le dossier depuis quatre ans. C’est normal qu’il le connaisse. Il a dit être d’accord avec l’idée de nettoyer les sédiments des cours d’eau si les agriculteurs continuent d’améliorer leur méthode de travail. En changeant les méthodes de travail, les cours d’eau s’encombreraient moins rapidement de sédiments. Ça deviendrait plus rentable et plus acceptable socialement », explique le président de l’UPA.

Le candidat de la Coalition Avenir Québec, Jean-Bernard Émond, a démontré qu’il connaissait en partie le dossier, souligne M. Joyal. La candidate du Parti libéral, Sophie Chevalier, a mentionné qu’elle prenait en note les préoccupations des agriculteurs afin de leur revenir avec une position.

« Il y a un blocus au ministère de l’Environnement. On leur a dit que celui ou celle qui allait nous convaincre qu’il va s’entendre avec le ministère va nous intéresser », souligne M. Joyal.

Le fardeau fiscal au cœur des échanges

Les agriculteurs ont fait part de leurs inquiétudes au sujet du fardeau fiscal. Les producteurs agricoles contribuent grandement aux budgets des municipalités rurales. Pour certains producteurs agricoles, leur fardeau fiscal municipal peut s’élever jusqu’à 22% de leurs revenus

« Les candidats connaissaient peu le dossier. Ils ont écouté surtout ce que les agriculteurs avaient à dire », poursuit le président de l’UPA.

Les candidats ont proposé plusieurs solutions, comme de donner des crédits d’impôt à court terme pour réduire le fardeau fiscal et de négocier avec le gouvernement afin de trouver une entente gagnant-gagnant pour tous.

La protection du territoire agricole, la réglementation en agriculture, les investissements attendus en agriculture, le salaire minimum, l’accès financier à la relève et les pouvoirs délégués aux municipalités ont aussi été abordés par les participants à l’événement. Une quarantaine d’agriculteurs se sont déplacés pour assister au débat.

« C’était sympathique. On était là surtout pour leur enseigner la situation des agriculteurs de la région », conclut M. Joyal.

image