22 février 2016
Les agriculteurs devront replanter les arbres abattus
Par: Louise Grégoire-Racicot
Les agriculteurs doivent replanter les arbres qu’ils ont abattus, selon un nouveau règlement adopté à la MRC de Pierre-De Saurel. | Photo: Gracieuseté Bureau du commissariat agricole

Les agriculteurs doivent replanter les arbres qu’ils ont abattus, selon un nouveau règlement adopté à la MRC de Pierre-De Saurel. | Photo: Gracieuseté Bureau du commissariat agricole

Les agriculteurs qui abattent des arbres pour agrandir leurs terres en culture devront désormais compenser en replantant des arbres sur une superficie équivalente, et ce, sur le territoire de la MRC de Pierre-De Saurel. Ils sont d’accord avec ce principe, mais réclament que cette règle s’applique aussi en zone urbaine.

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Ainsi réagit le conseil d’administration de l’UPA Richelieu-Yamaska à la nouvelle réglementation adoptée, le 10 février dernier, par le conseil des maires réuni en assemblée régulière.

Alors que les agriculteurs doivent répondre à des critères spécifiques pour abattre des arbres, des coupes à blanc peuvent être effectuées sans autorisation lorsque réalisées dans la zone urbaine ou verte, dénonce leur président, Sylvain Joyal.

Un changement au règlement

« Le règlement antérieur contrôlait l’abattage d’arbres, mais il ne comportait pas de mesures d’encadrement du reboisement », explique le directeur de l’aménagement de la MRC, Mario Dion.

Cette règle s’appliquera aux travaux de coupes à blanc effectués pour la mise en culture, sur une superficie d’un hectare ou plus.

« Celui qui veut effectuer de tels travaux devra dorénavant reboiser, dans la même municipalité et sur une terre lui appartenant, une superficie équivalente à la surface coupée et ce, dans les 24 mois suivant la coupe à blanc », explique M. Dion.

« Si cela lui est impossible, il devra reboiser une autre de ses terres à l’intérieur de la MRC. Sinon cette coupe lui sera interdite », spécifie M. Dion.

Deux poids, deux mesures

La loi doit s’appliquer à tous, réagit M. Joyal. « On ne peut couper du bois n’importe où et n’importe comment. Il faut que tous travaillent en faveur de la faune et de la biodiversité. »

« On se prive déjà en faveur de l’environnement parce qu’on ne peut pas agrandir notre surface cultivée pour protéger les cours d’eau du phosphore. Pourquoi cette règle sur les boisés ne s’appliquerait-elle pas à tous, en milieu rural et urbain? », demande-t-il.

Il faut mettre de l’ordre dans la coupe du bois, reconnaît-il. Conserver des boisés partout.

Rappelons que les boisés n’occupent que 17% à 18% de la superficie de la MRC. Beaucoup moins que les 30% qui assurent la biodiversité d’un milieu.

Une décision politique

Oui, M. Dion a reçu cette demande de l’UPA, qui la répète depuis un bon moment, dit-il.

Mais cette décision appartient au conseil des maires qui en sera informé, conclut-il.

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