6 juin 2017
Le tourisme en pleine saison de transition
Par: Louise Grégoire-Racicot

 L’année touristique 2017 en est une de transition en attendant l’arrivée de Statera et de l’Écomonde en 2018.

C’est ce qu’affirme la directrice générale de l’Office de tourisme de la région de Sorel-Tracy, Roxanne Dugas. Une transition qui a cependant son tremplin: les fêtes du 375e anniversaire de la Ville de Sorel-Tracy et le retour du Festival de la gibelotte.

« Déjà on reçoit des appels de visiteurs intéressés à participer à la Fête des familles fondatrices des 12 et 13 août. Elle pourrait amener plus de visiteurs que prévu. Sans compter le passage des grands voiliers qui s’arrêteront ici du 14 au 16 juillet, pendant le Festival de la gibelotte et qui reçoit beaucoup de publicité nationale », estime-t-elle, optimiste.

Ce qui lui permet de croire que l’achalandage généré par les fêtes soreloises devrait être, pour certaines activités, plus large que celui de la seule région.

Le 375e occupe beaucoup les efforts de promotion faits par l’Office, dit-elle.

« Nous y travaillons aussi avec Tourisme Montérégie qui compte bien récupérer une partie des touristes qui viendront à Montréal pour souligner l’anniversaire de fondation de cette ville. C’est une occasion à ne pas manquer de faire valoir la région », rajoute-t-elle.

Voilà, estime Mme Dugas, des événements qui propulseront la région vers Statera et l’Écomonde en 2018.

Une perspective agréable qui succède aux mauvaises nouvelles encaissées en matière de tourisme au cours des dernières années, reconnait-elle: les disparitions successives des croisières et du Théâtre du Chenal-du-Moine.

Les crues printanières et la température froide ont ralenti cette année la reprise de certaines activités notamment sur l’eau, note Roxanne Dugas. Mais ce n’est que partie remise.

Un accueil amélioré

La région a rejoint cette année un réseau mondial nommé « Global Greeters Network ». Un vaste réseau formé de bénévoles qui aiment leur ville et veulent consacrer deux à trois heures à mieux la faire connaître à des visiteurs qui le souhaitent.

Pour la première année, l’Office a recruté cinq bénévoles qui seront jumelés à des touristes qui aiment découvrir un milieu en présence de ces fins connaisseurs et amants.

« Les visiteurs étrangers s’intéressent à ce type d’accompagnement qui leur permet de découvrir une région, sa culture, ses coins cachés et son histoire », croit la directrice de l’Office du tourisme.

L’Office offrira aussi une formation à tous les employés qui reçoivent des touristes, histoire de savoir où les orienter pour trouver ce qu’ils cherchent.

Sur l’eau

Les plans d’eau demeurent toujours un attrait privilégié, rappelle Mme Dugas. Même s’il existe toujours des excursions pour découvrir les îles, il manque désormais un bateau pour accommoder le tourisme de masse, déplore-t-elle. Mais comme l’an dernier, Navark desservira sur demande la région, assure-t-elle.

Par ailleurs, la nouvelle plage urbaine du quai Catherine-Legardeur donnera l’occasion de goûter la proximité de l’eau. L’Hôtel de la Rive ouvrira à tous une terrasse donnant sur le fleuve.

« Les touristes exigent ce genre de démarche. Les visiteurs sont plus informés que jamais et choisissent souvent leur destination sur Internet. Il est important que nous leur offrions des produits de qualité diversifiés. La région se reconstruit. Elle peut compter sur de nouveaux jeunes entrepreneurs dans le domaine. Il est essentiel de travailler ensemble à constituer une offre gagnante », conclut-elle.

Quoi faire?

– Des excursions dans les îles (Randonnée nature, Maison du marais).

– Du vélo sur une piste cyclable asphaltée, La Sauvagine, de Sorel-Tracy à Saint-Robert. Sur la 132, une route partagée de Saint-Robert à Yamaska.

– Observer les oiseaux de la mi-avril à novembre avec la Société d’aménagement de la baie Lavallière.

– Du nautisme, canot, kayak et planche. Trois marinas et huit rampes de mises à l’eau sur le Saint-Laurent et le Richelieu.

– Explorer le Canal-de-Saint-Ours, site historique et y dormir dans une tente authentique.

– Découvrir le patrimoine historique et littéraire via des promenades guidées.

– Explorer le monde rural via son géorallye et les circuits historiques pédestres de Saint-Ours et de Saint-Roch-de-Richelieu.

– Camper à Saint-Roch-de-Richelieu, Sainte-Anne-de-Sorel, Saint-Ours et Massueville.

– Festoyer au Festival de la gibelotte (8 au 15 juillet), au FAST (17 au 19 août) et dans les autres événements de la région.

– Visiter le Biophare pour y observer ses expositions.

Ils ont dit

« Cette année, nous avons réduit notre budget de publicité, l’Hôtel ne pouvant plus offrir des forfaits comme on le faisait quand il y avait des croisières dans les îles et des spectacles au Théâtre du Chenal-du-Moine. Nous avons mis nos espoirs dans Statera et l’Écomonde qui ouvriront en 2018. La région a encore des attractions intéressantes, c’est certain, mais elles génèrent peu de volume à la fois. Nous avons rénové toutes nos installations et ajouté une terrasse pour être vraiment prêts pour Statera. »

– Robert Faithfull, propriétaire de l’Hôtel de la Rive

« Il est trop tôt pour dire si le 375e attirera beaucoup de touristes. Les accès aux activités sont gratuits. Donc les gens n’ont pas à réserver d’avance. Mais nous croyons que la présence des grands voiliers du 14 au 16 juillet attirera sûrement des gens de l’extérieur. Radio-Canada publicise déjà l’événement et ces voiliers ne se rendront pas à Montréal. Sorel-Tracy est la dernière escale où les gens pourront les visiter. Je crois aussi que le concert de clôture des fêtes avec la Sinfonia de Lanaudière est susceptible d’attirer des mélomanes amateurs de musique classique venant d’autres régions. »

– Benoit Gauthier, directeur général du comité des Fêtes du 375e de Sorel-Tracy

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