25 mai 2015
Le temps de réponse des pompiers scruté à la loupe
Par: Louise Grégoire-Racicot
Un coordonnateur a été chargé par la MRC de Pierre-De Saurel de vérifier tous les temps de réponse des services de sécurité incendie du territoire. | TC Média - Pascal Cournoyer

Un coordonnateur a été chargé par la MRC de Pierre-De Saurel de vérifier tous les temps de réponse des services de sécurité incendie du territoire. | TC Média - Pascal Cournoyer

La MRC de Pierre-De Saurel a chargé son coordonnateur en sécurité incendie et civile, Serge Avoine, de scruter les résultats des six services d’incendie de la région et de trouver, si nécessaire, des moyens d’améliorer leur temps de réponse.

Les normes touchant la vitesse à laquelle les pompiers d’un service, qu’ils soient en milieu urbain ou rural, répondent à des appels à l’aide sont strictes et mesurées. La loi 112 le veut ainsi. Ce pour quoi les maires de la MRC ont agi en ce sens, le 13 mai dernier en assemblée.

Une décision qui a amené le maire Michel Blanchard de Saint-David à se demander s’il ne fallait tout simplement pas faire confiance aux directeurs de la sécurité publique. D’autant, dit-il, que les municipalités ont des limites financières importantes.

Mais il s’est rendu aux arguments qu’il faut tirer leçon de la tragédie de l’Isle-Verte et s’assurer que les plans prévus sont respectés à la lettre. Les assureurs suivent aussi cet aspect de près, a dit un maire.

« Ces chiffres sont intégrés dans le schéma de couverture de risque. C’est une obligation régionale qu’ils soient validés », a précisé le directeur général de la MRC, Denis Boisvert.

Serge Avoine est conscient que ce nouveau mandat ne plait pas à tous.

« Mais on doit respecter la loi. L’autorité régionale doit, avant d’intégrer les plans de mise en œuvre au projet de schéma, s’assurer de leur conformité avec les objectifs arrêtés, les normes prescrites », dit-il.

Ainsi étudiera-t-il les données compilées des quatre services de sécurité incendie – Sorel-Tracy, Saint-Ours, Saint-Roch et Saint-David – ainsi que de la Régie intermunicipale de protection incendie Louis-Aimé-Massue et celle de Pierreville–Saint-François-du-Lac qui dessert Yamaska et Saint-Gérard-Majella.

On commence déjà à compiler le temps de réponse : celui d’abord que prend le camion à sortir de la caserne. Puis celui du déploiement, heure où le premier camion émet le code approprié pour dire qu’il est arrivé sur les lieux de l’incendie.

Sorel-Tracy y travaille

Le directeur du service de la sécurité incendie soreloise, Carl Woods confirme que le temps de réponse de son service est de trois à cinq minutes.

« On met de 90 à 105 secondes pour sortir le camion du garage. La norme prescrite est de 80 secondes. Puis trois à quatre minutes de déplacement pour que les pompiers arrivent sur les lieux du sinistre. »

Mais il lui est plus difficile pour le moment d’atteindre une autre norme : assurer la présence de 10 pompiers en 15 minutes sur les lieux de l’incendie, en périmètre urbain.

« On travaille actuellement à réorganiser le travail pour atteindre cet objectif. Le ministère exige qu’on le fasse à 90%. On atteint actuellement 50%. Mais on s’améliore, car il y a un an, on n’était même pas là. Mais il y a des coûts associés à de tels changements dans un contexte où il faut absolument respecter aussi les normes budgétaires. »

Il reconnait que le schéma de couverture de risque est important à respecter pour assurer d’une part l’immunité du service et la meilleure protection des citoyens sans oublier que les résultats sont reliés aux coûts d’assurance. Le déménagement de la caserne sur le boulevard Gagné a aidé au temps de réponse, conclut-il.

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