4 septembre 2015
« Le temps commence à courir » – Frédéric Tremblay
Par: Julie Lambert
Un autre pas franchi dans l'implantation du parc éolien Pierre-De Saurel. | © by morisse pÈrig

Un autre pas franchi dans l'implantation du parc éolien Pierre-De Saurel. | © by morisse pÈrig

Alors que le contrat d’Hydro-Québec prévoyait que 60% des éoliennes du parc éolien Pierre-De Saurel soient érigées au 1er septembre, le début de la construction se fait toujours attendre, tout comme le feu vert du ministère de l’Environnement. Pour les gestionnaires, le temps est compté trois mois avant le 1er décembre, date butoir pour la mise en service de ce projet, estimé à 68,9 M$.

Selon le porte-parole d’Hydro-Québec, Marc-Antoine Pouliot, la société d’État suit avec attention le dossier du parc éolien qui compte 12 éoliennes sur les territoires de Saint-Aimé, Saint-Robert et Yamaska.

Le contrat d’approvisionnement prévoit quatre étapes critiques auxquelles sont associées des dates butoirs, « ce qui permet à Hydro-Québec de suivre l’évolution du projet et de s’assurer que le promoteur déploie les efforts requis pour sa réalisation », a-t-il souligné.

Les deux premières étapes sont complétées, soit l’acquisition des droits sur les terrains et l’obtention, par le promoteur, d’un avis de recevabilité de l’étude d’impact, une autorisation obtenue en mars 2014.

La troisième étape vise à obtenir les autorisations environnementales pour le projet auprès du gouvernement, ainsi que l’obtention de preuves à l’effet que le contrat de fourniture des éoliennes et le financement du projet sont conclus. « Nous savons que le promoteur est en attente d’un décret du gouvernement, l’autorisant à commencer les travaux », mentionne le porte-parole.

La quatrième et dernière étape critique vise à confirmer que la coulée des fondations est complétée pour au moins 60% des éoliennes qui composeront le parc éolien. « Cette étape n’est pas réalisée », souligne M. Pouliot.

En attente de la décision du ministère

Selon le directeur général du parc éolien Pierre-De Saurel, Frédéric Tremblay, le jugement de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a été plus long que prévu en raison de demandes de citoyens.

Le jugement a été rendu le 18 juin, mais un délai de 30 jours était prévu pour qu’une personne puisse faire appel du jugement au Tribunal administratif du Québec. Le dossier a donc atterri sur la table du ministère de l’Environnement seulement le 27 juillet dernier.

« Le dossier est maintenant dans la machine du ministère. Il doit préparer le décret et les conditions à appliquer. Nous sommes dans le dernier droit et la réponse ne devrait pas tarder », souhaite-t-il.

Au ministère, le porte-parole Clément Falardeau mentionne que le dossier est en actuellement en traitement. « L’analyse environnementale est en cours. Nous ferons part des résultats lorsqu’elle sera terminée. Nous n’avons pas fixé de date. Il faut prendre le temps de faire l’analyse. »

Rappelons que le contrat d’Hydro-Québec stipule que pour chaque jour de retard après la date de livraison prévue (1er décembre), un montant de 55$ par MW (24,6 MW pour le parc éolien), soit 1353$ par jour, doit être payé au fournisseur jusqu’à concurrence de 500 000$ pour une année complète.

Des retards?

Sans vouloir parler encore de retard, M. Tremblay a souligné que les prochaines semaines seront déterminantes. Il n’a pas voulu non plus élaborer sur des possibilités de pénalités ou des changements à l’échéancier avant une conférence de presse prévue la semaine prochaine.

« Le temps commence à courir. Une nouvelle mise à jour du projet sera présentée le 9 septembre prochain. Le financement va bon train, mais on attend le feu vert du ministère pour le conclure. »

Dans la dernière mise à jour du projet, présentée en novembre 2014, les gestionnaires soulignaient que le maintien de l’échéancier était important pour éviter un dépassement de coût d’un million de dollars au minimum.

La MRC a investi 5,9 M$ dans le projet de parc éolien Pierre-De Saurel et emprunté 17,7 M$. La société en commandite doit trouver cette année le financement pour la balance des coûts.

Les retombées directes sont estimées à 48 M$ sur 20 ans qui seront redistribuées entre la MRC, les municipalités et les agriculteurs accueillant les éoliennes.

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