14 octobre 2020
Le taux de diplomation au secondaire augmente légèrement dans la région
Par: Katy Desrosiers

Le taux de diplomation sur sept ans demeure plutôt stable à Sorel-Tracy. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le taux de diplomation des élèves au secondaire pour le territoire du Centre de services scolaire de Sorel-Tracy (CSS), bien que plutôt stable, augmente légèrement. Toutefois, il demeure le troisième plus bas en province.

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Le taux de diplomation et de qualification par cohorte représente la proportion d’élèves qui obtiennent un premier diplôme ou qualification, à la formation générale des jeunes, à l’éducation aux adultes ou à la formation professionnelle, avant l’âge de 20 ans et avant une période de sept ans, après leur entrée au secondaire.

Ce taux était de 67,3 % pour la cohorte de 2012. Même s’il constitue le plus bas de la Montérégie, la directrice des Services éducatifs du CSS de Sorel-Tracy, Martine Rondeau, souligne qu’il s’agit d’une belle progression.

« On est quand même satisfaits parce que notre taux de départ dans notre Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) était de 63,8 %. L’an dernier on avait 66,6 %, et là 67,3 %. Ce n’est pas une grosse augmentation, mais en même temps, quand je compare avec le Québec qui reste à 78,6 % l’an dernier versus 78,4 % cette année, qui a légèrement diminué, nous, on a légèrement augmenté. On avance tranquillement », souligne Mme Rondeau.

Pour la cohorte de 2012, sur sept ans, le taux de diplomation des garçons demeure derrière celui des filles d’environ 12 points de pourcentage

L’écart entre le taux de diplomation des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) et l’ensemble des élèves a diminué. La cible fixée par le CSS pour 2022 était de 30 %. Pour la cohorte de 2009, le taux était de 34,8 %. Pour la cohorte de 2012, l’écart avait diminué à 28,3 %. L’objectif a donc déjà été dépassé.

Pour le taux de retard à l’entrée, soit le taux d’élèves âgés de 13 ans et plus qui entrent en première secondaire, il était de 15,1 % pour la cohorte de 2016 versus 10,5 % pour la cohorte de 2018. La cible de 13,7 % a aussi été dépassée.

Pour le taux de diplomation sur cinq ans, il y a un bond entre la cohorte de 2013 et celle de 2014, passant de 52.1 % à 59,3 %.

« Habituellement c’est encourageant. On souhaite que ça soit prédicteur », mentionne la directrice des Services éducatifs.

Parmi les mesures mises en place, il y a un système de cueillette de données pour cibler rapidement les élèves qui seraient non éligibles à la diplomation après un seul bulletin et la formation continue des enseignants.

Selon Mme Rondeau, l’amélioration du taux démontre que certains des moyens fonctionnent. Toutefois, l’objectif était d’atteindre un taux de diplomation de 76 % en 2022.

« Est-ce que l’amélioration sera aussi poussée qu’on le souhaitait? C’était quand même un défi ambitieux au niveau du 76 %, on voulait relever la barre », ajoute Mme Rondeau.

Il s’écoule aussi quelques années avant que les moyens mis en place fassent leur effet.

L’impact de la pandémie

Le confinement aura certainement un impact sur la diplomation, même à l’échelle mondiale, selon Mme Rondeau.

Entre autres, l’an dernier, l’absence d’épreuves ministérielles peut avoir aidé certains élèves à obtenir leur diplomation. Cependant, sur le moyen et long terme, la situation pourrait être différente.

Martine Rondeau affirme que des mesures se poursuivent pour soutenir les élèves comme les services d’orthopédagogie et de psychoéducation. Les enseignants tiennent des périodes de récupération. Des séances d’études dirigées et du tutorat seront bientôt en place.

Cependant, elle craint que la région tombe en zone rouge et que les élèves de quatrième et cinquième secondaire ne fréquentent l’école qu’un jour sur deux. En termes de rétention, certains élèves pourraient devenir plus fragiles. Le CSS se prépare à cette éventualité.

Aussi, la pénurie de main-d’œuvre s’est accentuée. Toutefois, Mme Rondeau ne constate pas de départ marqués d’élèves de 16 ans et plus.

La crainte est davantage liée aux élèves de la formation professionnelle, qui, après un stage en milieu de travail, quittent sans avoir terminé leur formation. Elle craint aussi que des élèves, isolés à la maison soient moins motivés et veuillent se diriger vers le marché du travail.

Malgré tout, le CSS poursuit ses efforts, du préscolaire jusqu’au cinquième secondaire, pour soutenir les élèves, afin qu’ils obtiennent leur diplôme, pandémie ou pas.

 

Taux de diplomation sur 7 ans

Cohorte 2008

66,7 %

Cohorte 2009

63,8 %

Cohorte 2010

67,4 %

Cohorte 2011

66,6 %

Cohorte 2012

67,3 %

 

Taux de diplomation sur 5 ans

Cohorte 2010

49,6 %

Cohorte 2011

54,0 %

Cohorte 2012

52,8 %

Cohorte 2013

52,1 %

Cohorte 2014

59,3 %

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