24 novembre 2015
Le taux de décrochage diminue drastiquement
Par: Sarah-Eve Charland
Le taux de décrochage chez les garçons (24,1%) demeure plus élevé que chez les filles (11,4%). | TC Média - Archives

Le taux de décrochage chez les garçons (24,1%) demeure plus élevé que chez les filles (11,4%). | TC Média - Archives

Le taux de décrochage a nettement diminué à la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy, passant de 24,3% en 2011-2012 à 17,4% en 2012-2013. Il s’agit du plus bas taux des trois dernières années comptabilisées par le ministère de l’Éducation.

« On est satisfait. Il est certain qu’on aimerait qu’il n’y ait pas de décrochage », affirme la directrice des services éducatifs à la CS, Martine Rondeau.

« Il est toutefois difficile d’évaluer s’il s’agit d’un effet de cohorte ou bien s’il s’agit d’une tendance, ajoute-t-elle. Les statistiques à long terme vont pouvoir confirmer cela. »

Une des grandes améliorations se situe au niveau des filles. Le taux de décrochage est passé de 18,6% à 11,4%. « Les filles persévèrent plus. On est content. »

La moyenne provinciale du taux de décrochage se situe à 17,8% en 2012-2013 alors qu’il se situait à 18,4% l’année précédente.

Antérieurement, la CS a constaté que la problématique touchait particulièrement les élèves en secondaire 3. Mme Rondeau affirme que moins d’élèves de ce niveau quittent l’école.

« Plusieurs élèves vont emprunter des parcours différents qui mènent à une qualification maintenant reconnue par le ministère. C’est ce qui permet de les rattacher à l’école. C’est l’un des éléments qui pourraient expliquer cette amélioration », ajoute-t-elle.

Selon le président du conseil des commissaires, Denis Rajotte, plusieurs moyens ont été mis en place au cours des dernières années pour outiller le mieux possible les jeunes.

« Tout le personnel s’est relevé les manches. Nous nous sommes comparés avec des écoles semblables et nous nous sommes rendu compte que nous n’étions pas si pires, même au-dessus de la moyenne. C’est une bonne nouvelle et nous sommes très fiers. Notre seul but est que le plus d’élèves réussissent et nous devons leur donner tous les outils nécessaires », souligne-t-il.

Créer un milieu de vie stimulant

La création d’un environnement stimulant est l’une des solutions, croit Mme Rondeau. « C’est important de développer ce qu’il y a autour de l’école. Il y a un déploiement extraordinaire dans les écoles secondaires pour maintenir les jeunes à l’école. On réussit à garder nos élèves grâce à un milieu de vie intéressant. »

Parmi les projets mis en place depuis quelques années, on retrouve la radio étudiante, le Forum des apprentis entrepreneurs, les concentrations multisports et le développement de nouvelles équipes sportives.

« L’objectif est de poursuivre nos efforts afin de créer un cadre structurant, sécurisant et, en même temps, stimulant. On souhaite poursuivre sur cette voie et que cette lancée perdure », conclut-elle.

Avec la collaboration de Julie Lambert.

Année Total Garçons Filles
2012-2013 17,4% 24,1% 11,4%
2011-2012 24,3% 29,8% 18,6%
2010-2011 19,6% 21,8% 17,7%
2009-2010 18,5% 21,3% 16%
2008-2009 17% 21,1% 14%
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