8 octobre 2019
Retrait de Sorel-Tracy du PDZA et de la politique culturelle à la MRC
Le syndicat des employés de la MRC s’insurge contre Serge Péloquin
Par: Katy Desrosiers

La SFPQ craint que des emplois soient menacés à la MRC si la Sorel-Tracy se retire du financement du PDZA et de la politique culturelle. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) craint que des emplois soient menacés à la MRC de Pierre-De Saurel en raison de la volonté de la Ville de Sorel-Tracy de se retirer du financement de la politique culturelle et du plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC.

Le président régional du SFPQ, Jean-François Sylvestre, explique qu’à la séance publique du conseil de la MRC le 11 septembre, le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, a appuyé la permanence du poste de coordonnatrice au développement culturel. Il dénonce le fait que 20 jours plus tard, il annonce son souhait de se retirer du financement pour la mise en œuvre de la politique culturelle régionale.

Il ajoute que le maire était au fait du processus d’embauche pour combler le poste de coordonnateur au développement de la zone agricole à la MRC. « Ses agissements de la dernière semaine viennent grandement nuire à l’attraction de la main-d’œuvre au sein de la MRC et même de toute la région », souligne-t-il.

Le SFPQ ajoute que cette attitude impacte grandement le climat de travail des employés de la MRC en créant une ambiance d’incertitude quant à leur avenir.

« […] La Ville de Sorel-Tracy est très importante dans la région, mais le maire Péloquin ayant la double majorité se permet tout. Il est déplorable qu’un élu régional agisse en loup solitaire au détriment des plus petites municipalités. La culture et l’agriculture sont des facteurs économiques importants pour la région et c’est pourquoi la MRC s’assure que ces services soient équitables pour tous », ajoute M. Sylvestre.

Le porte-parole syndical indique que le maire a pris une voie facile en s’attaquant aux services et emplois de la MRC, qui, selon lui, offrent à la région un soutien essentiel au développement culturel et agricole. « Plutôt qu’agir de façon égocentrique, il devrait faire preuve de courage politique et favoriser des solutions novatrices au financement des services. En négligeant d’investir les sommes nécessaires à des services régionaux de qualité, il handicape sérieusement certaines municipalités rurales et membres de la MRC, pénalisant ainsi l’ensemble de la région », affirme le président régional du SFPQ.

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